Cibitoke, Rugombo: Des «taxes» polémiques.

5.000 Fbu pour les taxi-motos, 10.000 Fbu pour les taxi-voitures et 20.000 Fbu pour les conducteurs de minibus, tels sont les sommes qui leur sont exigées par la commune Rugombo en province Cibitoke. Ces montants sont à verser une fois par an.

Les concernés se lamentent, ils n’ont pas été informés de cette mesure. «C’est peut-être une contribution forcée et déguisée aux élections de 2020 », confient à demi-voix certains d’entre eux.

Selon des témoignages recueillis sur place, la mesure est exécutée au forceps. L’administration exige d’eux des quittances de paiement pour circuler d’une commune à une autre. Sinon, les récalcitrants se voient obligés de rester ‘‘confinés’’ dans la commune de Rugombo.

Sous anonymat, un taximan demande que ces contributions s’arrêtent. D’après lui, l’administration devrait leur expliquer au préalable en quoi elle consiste et pourquoi ils doivent s’en acquitter. «S’il s’agit d’une taxe, qu’on nous le dise en bonne et due forme».

Beatrice Kaderi, administrateur, confirme ces collectes auprès de ces conducteurs. Elle fait savoir que ce sont des taxes communales annuelles. Cependant, elle ne pipe mot au sujet de la destination ou l’utilisation des sommes collectées : «Les concernés savent exactement à quoi elles servent», dit-elle laconiquement.

En plus, Mme Kaderi confie que la somme demandée aux taxi-motos a été réduite de 1.000 Fbu. Avant qu’elle ne soit diminuée, elle était fixée à 6.000 Fbu.

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