Rumonge: Certains participants à la réunion d’explication du contenu du projet de constitution tenue à Rumonge ont exprimé leurs inquiétudes relatives à certains articles à amender.

La rencontre a eu lieu mardi 9 janvier. Certains participants ont indiqué que le parlement n’aura pas les mêmes pouvoirs qu’aujourd’hui. Par contre, l’exécutif aura des pouvoirs énormes. Les communes seront dirigées par des administrateurs alors qu’aujourd’hui elles sont pilotées par des conseils communaux.

Pour les participants, les provinces pourront être dirigées par des officiers de la l’armée ou de la police, la haute cour de justice qui est compétente pour juger les hauts dignitaires n’est pas encore mise en place.

Ces intervenants ont signalé que cela constitue un recul dans la consolidation de la démocratie au Burundi, craignant même que ça pourra déboucher sur une forme de dictature.

« Le temps de faire campagne n’est pas encore arrivé »

Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, qui présidait la réunion, a tranquillisé les intervenants. D’après lui, seuls les articles ayant trait à la période de transition ont été supprimés. Il a précisé que ce projet de constitution, une fois voté, va renforcer la démocratie car il y a certains qui ne sont plus à jour et qui sont aujourd’hui difficiles à mettre en application.

Il a en plus indiqué que des textes d’application vont être élaborés. Pour ceux qui ont demandé que les textes de loi et autres textes soient traduits en kirundi, le président de l’Assemblée a dit qu’une commission nationale de législation est à pied d’œuvre pour traduire ces textes de loi en langue nationale.

Certains responsables des parti de l’opposition indiquent que certains responsables du parti au pouvoir et certains autorités ont commencé de faire campagne de ce projet de constitution en demandant à la population de voter « oui » ce qui constitue pour eux une tricherie et ont demandé qu’ils puissent eux commencer à battre campagne.

Pascal Nyabenda, président de l’assemblée, a indiqué que le temps n’est pas encore venu pour commencer à battre campagne sur ce projet de constitution.

Il a demandé aux autorités administratives de faire une large diffusion des amendements de ce projet de constitution et de laisser une libre expression à la population afin qu’elle s’en imprègne avant le référendum.

Signalons que les représentants des partis politiques, des confessions religieuses, de l’administration, des associations de la société civile et des corps de défense et de sécurité étaient présents à cette réunion.