Le Burundi est contraint indéfiniment aux budgets d’austérité

Faustin Ndikumana, président de l’association Parcem, soutient que le budget 2018 n’inspire pas l’espoir. Dans une conférence animée ce vendredi 12 janvier, il a soutenu avoir analysé les budgets de ces 5 dernières années.

Constat : une réduction progressive du volume budgétaire. Il était d’environ 1.400 milliards de Fbu en 2014. Dans le budget de 2018, il est autour de 1.200 milliards.

En outre, le déficit augmente d’année en année : «Il est de 164 milliards de Fbu au cours de cette année contre 59 milliards en 2014.» Et d’indiquer que la mobilisation des ressources pour l’investissement va decrescendo.

Cet activiste de la société civile fustige la possibilité d’autofinancement du budget avancée par les autorités. «Celles-ci bloquent l’élaboration d’un budget-programme».

Elles sont à l’origine d’un endettement intérieur exagéré. Citant l’Institut de développement économique du Burundi (IDEC), il a tenu à souligner qu’il avoisinait 1.200 milliards de Fbu en 2017 : «Cet endettement assèche les capitaux du secteur privé».

Pareille situation ne présage pas la croissance. Mais plutôt, dit-il, le maintien des budgets d’austérité. Et aussitôt de s’interroger : «Jusque quand ?»

M. Ndikumana recommande la mobilisation des ressources extérieures. Cela nécessite des préalables à l’interne. Entre autres un climat politique apaisé.

Ainsi, il exhorte les politiques à transcender leurs intérêts pour le bien de tout le pays. Ils devraient se concentrer sur l’essentiel : «La promotion du développement pour la relance de l’économie».

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