Risque de fermeture de la formation du soir au Burundi

ministre de l’éducation nationale n’est pas du tout contente des enseignements du soir organisés dans les universités privées du Burundi ; la fermeture de ces programmes du soir est envisageable.

Dans une rĂ©union qu’elle a tenue mardi Ă  l’endroit des responsables des institutions d’enseignement supĂ©rieur, la ministre de l’éducation a dit ĂŞtre inquiĂ©tĂ©e par les enseignements qui sont dispensĂ©s le soir dans les universitĂ©s privĂ©es. Janvière Ndirahisha, n’a pas mâchĂ© les mots pour s’inscrire en faux contre le programme du soir. « La formation du soir me tient Ă  cĹ“ur. Nous risquons un jour de ne plus avoir des Ă©tudiants dans les amphithéâtres », redoute la ministre. Selon elle, il est impossible qu’un Ă©tudiant soit un fonctionnaire qui rĂ©pond prĂ©sent au service du lundi au vendredi dans une province « recoulĂ©e » comme Cankuzo.

ProcĂ©dant au comptage des jours de la semaine, Dr Janviere Ndirahisha trouve que de tels Ă©tudiants n’ont que probablement deux jours pour suivre les cours et s’attendent Ă  dĂ©crocher le diplĂ´me de fin de la formation universitaire. « Maintenant je les refuse, je les refuse parce qu’ils n’ont pas Ă©tudiĂ© », a martelĂ© la ministre de l’éducation nationale.

Un autre aspect qui inquiète la ministre Janvière Ndirahisha, c’est l’attribution des notes des travaux de fin d’études. Difficile d’interpréter pour Ndirahisha, une « note d’élite ». Pour la ministre de l’éducation, il est anormal qu’on donne une note de 98 ou 99% à un étudiant qui défend son travail de mémoire.