Des leaders de l’opposition interne et ceux en exil se sont réunis du 26 au 27 janvier à Nairobi, au Kenya. Objectif : faire bloc contre le référendum constitutionnel.
C’est une course contre la montre. Tout mettre en œuvre pour faire barrage au projet de révision constitutionnelle. L’heure est grave et il n’est pas permis à l’opposition de continuer à faire chacun cavalier seul. Le projet de révision de la Constitution est prévu au mois de mai prochain. « Bujumbura s’active de son côté et s’il faut agir, c’est maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, » annonce un des participants. L’idée originale trouvée : oublier tout ce qui sépare l’opposition de Bujumbura et celle en exil. Faire bloc contre ce projet.
La classe politique réunie à Nairobi a donc jugé que le contexte actuel n’était pas propice au changement de la Constitution. « Terrorisme de l’Etat, intimidations et tracasserie judiciaire,» ce que subissent les membres de l’opposition. Ils ne peuvent pas dans ces conditions battre campagne bien qu’ils soient opposés au processus en cours.
La lutta continua
Comme résolutions prises, ces politiques ont décidé de continuer la lutte contre le référendum constitutionnel et harmoniser la communication par rapport à cette question.
Les participants évoquent l’enthousiasme des bailleurs de fonds à cette idée d’union. Bujumbura est évidemment hostile et mise sur l’éclatement de cette alliance par ces opposants eux-mêmes. Déjà, certains leaders du Cnared se sont désolidarisés de la rencontre de Nairobi.