En Algérie, la débandade d’Al-Qaida au Maghreb islamique

Depuis le début de l’année, 17 combattants, dont des cadres du groupe djihadiste, ont été tués dans le nord du pays.

Les aveux d’impuissance des chefs djihadistes sont rares. A l’été 2017, pourtant, Abd­­­elmalek Droukdel, l’émir algérien d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), ne cachait pas un certain désarroi en décrivant la situation du groupe en Algérie.

Interrogé par le magazine Inspire, la revue en anglais de la branche yéménite d’Al-Qaida, le chef de la filiale maghrébine se montrait lucide : « L’aura et le nombre de moudjahidine s’accroissent en Libye, dans le Sahel et le Sahara. A l’exception du front algérien, où nous sommes embourbés dans une longue guerre. [Ce] front souffre de la rareté, et parfois de l’absence presque totale de soutiens à l’intérieur et à l’extérieur. »

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