Le projet de révision constitutionnelle prévoit un septennat pour le mandat présidentiel et un quinquennat pour le Parlement. D’aucuns s’interrogent sur cet écart.
«Le législateur veut que les deux institutions ne puissent pas terminer en même leurs mandats», observe Térence Ntahiraja, porte-parole du ministère de l’Intérieur. C’est pour éviter, explique-t-il, le danger qui résulterait d’un vide institutionnel. Et de citer l’exemple de 2015, période qui, selon lui, a failli plonger le pays dans un vide institutionnel.
M. Ntahiraja précise que c’est le président de l’Assemblée nationale qui assure l’intérim en cas de vacance du poste ou de cessation des fonctions du président de la République. « Si les deux institutions achèvent en même temps leurs mandats, le président de l’Assemblée nationale n’aura plus cette légitimité. »
De plus, poursuit-il, le législateur veut donner un temps raisonnable au président de la République pour qu’il puisse exécuter son programme. Et au Parlement de bien jouer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale.
Interrogé sur l’hypothèse d’une perte de la majorité parlementaire du président en exercice à l’issue des élections de 2025, M. Ntahiraja se veut optimiste : « Cela peut arriver et montrera une maturité politique des électeurs.» Et d’espérer que le parti gagnant ne va pas se prévaloir de cette majorité parlementaire pour mettre des bâtons dans les roues lors du vote des lois. «Nous pensons que le président de la République va adopter une politique de cohabitation avec le parti vainqueur des législatives ».