Côte d’Ivoire: Tensions après une vague d’enlèvements d’enfants

Depuis le début de l’année 2018, « huit cas de disparition ou d’enlèvement ont été enregistrés, dont trois cas de décès de mineurs dus à des morts violentes », ont annoncé les autorités. Un phénomène qui secoue l’opinion publique, au point qu’à M’Bahiakro, dans le centre-est du pays, une gendarmerie a été incendiée par une foule en colère.

Mardi 6 mars, une réunion du comité de sécurité présidée par Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de la Défense, s’est tenue à la demande du chef de l’État, Alassane Ouattara. Elle avait pour thème les cas d’enlèvements ou de disparitions d’enfants qui se multiplient depuis le début de l’année 2018.

Huit cas de disparition

Après Aboubakar Sidick Traoré, alias Bouba, un enfant de quatre ans retrouvé enterré, égorgé, à Abidjan le 26 février, une lycéenne de quatorze ans a été tuée dans des circonstances similaires le lundi 5 mars à M’Bahiakro, dans le centre-est de la Côte d’Ivoire. Enfin, un élève de six ans a été retrouvé mort à Bandiahi, dans la sous–préfecture de Bédiala (département de Daloa).

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