Les commerçantes priées de se constituer en association

«Les vendeuses doivent se mettre ensemble et former des associations pour leur développement», leur suggère la secrétaire générale de l’Association des femmes entrepreneures du Burundi (AFAB). C’était ce jeudi 8 mars, au moment où se célébrait la Journée internationale de la femme.

Selon Immaculée Nsengiyumva, le regroupement dans des associations conduira à la promotion de la femme. Le cas échéant, il sera facile de les encadrer et de contracter des microcrédits. «On ne pourra pas les aider si elles ne sont pas ensemble».

Elle évoque des facilités pour des formations sur l’entrepreneuriat, l’étude des marchés, le marketing, la rédaction d’un plan d’affaires, l’épargne, etc. «Toute personne qui fait des affaires a besoin d’être accompagnée».

Mme Nsengiyumva soutient que l’association octroie de petits crédits via la microfinance WISE, créée par les femmes de cette association : «Par exemple en 2014, 490 femmes qui ne sont pas membres ont bénéficié d’un crédit de 100 milles Fbu ; et en 2017, c’était 400 femmes».

Une jeune vendeuse de la pâte froide de manioc (ubuswage), rencontrée au quartier Nyakabiga, n’accueille pas favorablement l’idée d’appartenir à une association. «Je ne supporte pas les cotisations».

Une vendeuse de légumes au marché Cotebu parle de l’inactivité des associations féminines. «Où sont-elles quand nous sommes maltraitées alors que nous nous battons pour survivre».

Une dame qui vend des fruits au même marché demande à ces associations féminines de leur donner plutôt des contributions. «Je ne pourrais jamais contracter des dettes alors que je ne suis pas sûre que j’aurais de l’argent pour rembourser».

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