Adolf Hitler: Le mystère autour de la mort du Führer enfin élucidé?

Un journaliste et un scientifique français livrent de nouvelles informations sur la mort d’Adolf Hitlier après avoir étudié des restes du dictateur allemand…

« Hommes et femmes d’Allemagne, soldats de l’armée allemande. Notre Führer, Adolf Hitler, est tombé », annonce le 1er mai 1945, la radio allemande. Le 30 avril, vers 15 heures, le chancelier du IIIe Reich se serait donné la mort avec un revolver dans son bunker des jardins de la chancellerie, à Berlin, qui s’apprête à tomber aux mains de l’armée russe. L’absence de corps du dirigeant nazi et le silence du Kremlin ont provoqué pendant des années les rumeurs les plus folles.

Dans leur ouvrage, La Mort d’Hitler. Dans les dossiers secrets du KGB (Fayard, 7 mars), dont L’Obs publie cette semaine des extraits, les journalistes Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina enquêtent sur les circonstances de ce suicide et élucident certains mystères. Un documentaire, tiré de l’ouvrage, sera également diffusé le 20 mars sur France 2.

Pourquoi la mort d’Adolf Hitler est-elle entourée de mystère ?

Avant de se suicider, Adolf Hitler aurait donné des consignes claires : il souhaite que son corps et celui de sa femme, Eva Braun, soient brûlés pour éviter d’être récupérés par Staline. « Les cadavres ont été aspergés d’essence par Günsche [aide de camp personnel d’Hitler], on lui a apporté du feu par la sortie de secours », racontera l’un des SS présents, rappelle l’Obs.

A l’époque, des restes calcinés d’un homme et d’une femme sont bien trouvés par les Russes et identifiés comme étant ceux des Hitler. Tout ça dans le plus grand des secrets : Joseph Staline laisse croire aux Alliés que le dirigeant allemand est encore en vie et se cache quelque part en Amérique du Sud.

Au fil des années, sur fond de Guerre froide et de rivalités entre les différents services russes, l’absence de preuves fait foisonner les théories. Certains affirment que le chancelier aurait mis fin à ses jours en avalant du cyanure. Pour d’autres, il se serait tiré une balle dans la bouche. Voire dans la tête.

Un morceau de crâne et des débris de mâchoires

Il faut attendre l’année 2000 pour que les autorités russes présentent au public lors d’une grande exposition les restes du chancelier : un morceau de calotte crânienne et des débris de mâchoire, conservés en secret dans les archives russes pendant plus de 50 ans. Mais devant l’absence d’analyses sérieuses, le doute persiste. D’autant qu’en 2009, des scientifiques de l’université du Connecticut dévoilent une analyse renversante d’un échantillon du célèbre crâne gardé en Russie : « L’ADN nous dit qu’il s’agit d’une femme ». Ces révélations, qui font l’objet d’un documentaire diffusé sur History Channel et intitulé La fuite d’Hitler, relancent les théories les plus folles. L’étude est réfutée par le Kremlin.

Après « d’interminables négociations », Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina obtiennent l’accord des autorités russes d’accéder aux archives, et surtout, aux restes du führer, accompagné de Philippe Charlier, médecin légiste et anthropologue célèbre pour avoir identifié notamment la tête d’Henri IV.

Qu’ont-ils découvert ?

Première surprise : « Les Russes traitent, sciemment ou pas, les restes d’Hitler avec autant d’égards que ceux d’un chien. Ils ne veulent surtout pas lui témoigner le moindre respect », raconte Jean-Christophe Brisard dans L’Obs. Le morceau de crâne repose dans une vulgaire boîte à disquettes des années 1990, les morceaux de mâchoire dans une boîte de cigarette, le tout sans aucune précaution scientifique.

L’examen du crâne par Philippe Charlier ne donne pas grand-chose. Mais les fragments de mâchoire parlent davantage : « Le crâne appartient à un adulte. Point. En revanche, pour les dents, je sais. Elles sont bien celles d’Hitler », avance le scientifique dans l’hebdomadaire. Par chance, lors de la manipulation, de minuscules morceaux se déposent sur les gants du spécialiste. A son retour en France, il les analyse : « Ses prothèses étaient complètement atypiques. Le dépôt de tartre sur celles-ci démontre qu’il ne s’agit pas de faux. La morphologie, la composition, l’usure, l’altération post-mortem, les traces de carbonisation et d’enfouissement m’amènent à conclure qu’il s’agit bien des restes d’Adolf Hitler ».

Pour Philippe Charlier, la science a parlé : le dirigeant nazi s’est bien suicidé d’une balle dans la tempe, comme l’a raconté pendant des années Heinz Linge, le valet du dictateur, qui avait, le premier, trouvé le corps sans vie sur le canapé.

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