Culture du mensonge: voter “oui” ne peut jamais signifier “non” laissez le peuple faire son choix.

[2018 : JOURNAL D’UN PATRIOTE 

RÉFÉRENDUM ILLÉGAL : VOTONS « OUI », LE SECRET D’UNE RESISTANCE. BRISER LES ALLIANCES SATANIQUES]

Après avoir obtenu les pleins pouvoirs par voie démocratique, Monsieur Nkurunziza a commencé à caresser l’idée de conserver le pouvoir à partir d’expressions de haute valeur spirituelle. Action de grâce ou incitation au satanisme ? Dans tous les cas, le trouble a toujours été maximal. Dès l’instant où il a été élu, le cannibale (Nkurunziza est issu d’une famille d’anthropophage selon ses propres dires !) de Mwumba a fait en sorte de proclamer la bonne nouvelle en parole et non acte. En réalité, la supercherie n’avait d’autre but que de briser la défense de ses alliés et de ses opposants.

Désormais, Nkurunziza s’assume et dévoile l’emprise de son pouvoir sur un comité exécutif du CNDD-FDD entièrement soumis et corrompu. Entouré d’un rempart de mensonges et totalement angoissé, Nkurunziza s’autoproclame, malgré tout, au titre de Visionnaire d’un Parti-Etat à la dérive. Cette démarche démentielle révèle son caractère immoral et un esprit démoniaque.

LE RÉFÉRENDUM, UN OUTIL DE DÉTECTION ET UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE

Face à un régime déraisonnable, nous devons adopter une stratégie que permet avant tout de rester en vie. À coup sûr, le résultat du référendum est connu à l’avance mais les vrais chiffres ne seront jamais publiés.  Par contre, on peut aisément deviner ce que les services responsables des tortures et des disparitions (la Documentation) feront des vrais chiffres du référendum.

Sans aucun doute, ces informations sont essentielles car ces chiffres permettraient d’avoir un éclairage sur les tendances de l’opinion village par village et quartier par quartier. Après tout, nous sommes tous conscients que ce référendum n’est pas un choix donné au citoyen ou à la masse d’individus isolés que Nkurunziza terrorise. Alors, face à un régime qui institutionnalise la Terreur, Voter « Oui » ou Voter « Non » n’exprime aucune volonté politique, ethnique ou idéologique.

De toute évidence, ces urnes ne sont que des outils pour détecter les tendances réfractaires au culte de louange et d’adoration de Nkurunziza. Ainsi, en fonction du pourcentage de « NON » exprimé par village et par quartier, nous devons donc nous préparer à subir des attaques ciblées, aveugles et disproportionnées contre les civils. Alors, plutôt que de subir des désagréments excessifs ou des procès d’intention qui ne peuvent qu’apporter la mort, il est lucide et prudent d’utiliser des manœuvres habiles qui désorientent le régime criminel de Bujumbura.  

 

«LE TIGRE NE PROCLAME PAS SA TIGRITUDE… IL BONDIT SUR SA PROIE ET LA DÉVORE ! »

Bihome aurait dit au Mwami, « Sa Majesté, donnez-moi vos vêtements…». En effet, cette  diversion stratégique de Bihome a permis de sauver la Nation burundaise, en péril. En adhérant à cette proposition, Mwezi Gisabo nous initie aux secrets d’une résistance :

·         rien ne doit nous détourner de notre objectif !

·         ne soyons pas imprudents !

·         usons de la ruse et de la créativité pour affronter la violence…d’Etat !

Dans une société démocratique où la compétition est pacifiée, l’idée d’inviter les citoyens à approuver un choix désastreux serait indigne. Mais, face à l’arme d’espionnage et de destruction massive que représente ce référendum illégal, nous devons augmenter notre efficacité en évitant des pertes de vies humaines inutiles parmi la population civile.

De manière compréhensible, l’astuce consiste à offrir à Nkurunziza l’effet inverse de celui escompté : votons « Oui »sans complexe, ni regret! C’est le meilleur moyen de dire « NON » tout en faisant croire le contraire. Votons massivement « OUI » au référendum illégal. Finalement, ça n’engage que ceux qui y croient.

Voter « Oui » contre son gré c’est, d’abord, acheter du temps pour ensuite se mobiliser et mettre debout afin mieux exprimer le « NON ! » Voter « Oui » contre son gré, c’est choisir la vie ! Choisir la vie, c’est choisir de nous battre. Tôt ou tard, le peuple uni se lèvera et «nous nous battrons avec une confiance croissante et une force… nous nous battrons dans les champs, et dans les rues, nous nous battrons dans les montagnes. Nous ne nous rendrons jamais ! ». Oui, il est proche le jour où les femmes et les hommes comprendront que la dignité du peuple burundais se trouve le cœur des vaillants.

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