Le Cnared appelle au boycott du référendum

La plateforme de l’opposition en exil appelle les Burundais à boycotter le référendum constitutionnel. Manque de réalisme pour certains.

« Boycott ». C’est la consigne lancée par le Cnared dans une déclaration sortie ce mercredi dans la soirée. Concrètement: Il ne s’agit pas de se présenter au référendum et voter non au projet de révision constitutionnelle mais plutôt ne pas se présenter du tout.

Pour cette coalition de l’opposition en exil, il est hors de question de cautionner « cette mascarade de tous les dangers.» Elle prévient que les résultats qui sortiront de ce processus ne vont pas l’engager.

Par ailleurs, le Cnared demande notamment aux chefs d’Etat de la sous-région de contraindre Bujumbura à abandonner son projet de révision. Elle se dit disposée au dialogue « de dernière chance » mais pose un ultimatum : si le processus référendaire continue, plus question de dialoguer. La communauté internationale est en outre appelée en renfort pour envisager des sanctions contre le Burundi si le projet aboutit.

Des querelles intestines

Cette réunion tenue du 23 au 24 mars répond à une correspondance des 9 leaders de cette plateforme adressée au président du Cnared. Ils évoquaient une nécessité incessante de « régler la crise profonde qui risque de saborder la plateforme politique.» Ils ont mis Jean Minani au pied du mur avec deux options. Soit il convoque une rencontre dans les meilleurs délais ou alors il renonce à sa présidence.

Dans une précédente correspondance toujours adressée à Jean Minani, certains leaders avaient fustigé « la gestion opaque » du patron de la plateforme. Ils lui reprochaient notamment de les tenir à l’écart de toute décision importante.

La rencontre du week-end dernier était donc placée sous le signe de l’apaisement. Si du moins l’on n’en croit le communiqué de presse signé par le porte-parole de la plateforme. Pancrace Cimpaye a parlé d’une « ambiance conviviale qui a animé cette session. »

L’objectif des membres de cette coalition était d’harmoniser leurs points de vue. Les prochaines échéances électorales arrivent à grand pas et le référendum constitutionnel est prévu le 17 mai prochain.

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