Le parti Frodebu réclame toujours la vérité sur la mort du président Ntaryamira

«Nous attendons toujours la lumière sur la mort du président Ntaryamira», a appelé Pierre Claver Nahimana, secrétaire général du parti Frodebu.

C’était lors de la commémoration de l’assassinat du défunt président, ce vendredi 6 avril. Il déplore que 24 ans après, aucun rapport n’a pu être produit sur cette tragédie.

Et de constater que la région des Grands Lacs souffre d’un phénomène récurrent d’assassinats de leaders: «Une sale habitude. Cette folie meurtrière, hélas n’épargne même pas de simples gens».

Le comble dans tout cela est l’impunité qui s’en suit. Si cela continue, se désole-t-il, notre région ne va jamais se développer. Selon lui, tous ces faits laissés dans l’ombre constituent une menace permanente pour la stabilité de la région.

Malgré les relations vacillantes entre Kigali et Bujumbura, ce cadre du Frodebu réitère son souhait de voir les deux pays mettre en place une commission d’enquête pour que la vérité soit établie. «Va-t-il se concrétiser ? Jusqu’ici les tentatives de savoir ce qui s’est réellement passé ont fait choux blanc».

Signalons que les cérémonies du 24ème anniversaire de la commémoration de l’assassinat de feu Ntaryamira ont débuté par une messe à la cathédrale Regina Mundi pour se terminer par le dépôt de gerbes de fleurs sur sa tombe à la Place des Martyrs de la Démocratie.

Sa mort, ainsi que celle de ses deux ministres, est survenue tout près de Kanombe à Kigali dans l’accident du Falcon du chef de l’Etat rwandais Juvénal Habyarimana, tué également dans cette tragédie.

Commentaire d’un lecteur: Gacece

M. Le Journaliste, vous avez usé d’une manière exaspérante de jouer à la neutralité!

Un avion a été descendu et vous dites que c’était un accident? La précision, même si parfois l’auto-censure paraît appropriée, aurait été plus indiquée dans ce cas-ci!

Vous écrivez pour être lu par des gens de divers horizons, dont certains ne sont peut-être pas au courant de l’événement en question. Un accident peut être interpreté d’une multitudes de façons. Il ne faut pas gommer l’essentiel.