L’Indonésie frappée par le « djihadisme familial »

Lundi matin, la deuxième vague d’attaques, qui visait cette fois les forces de l’ordre, a fait au moins un mort parmi ces dernières, selon un bilan provisoire.

Le père, Dita Priyanto, a, de son côté, foncé avec sa voiture piégée dans une église pentecôtiste tandis que ses deux fils de 16 et 18 ans se chargeaient, à moto, de se faire exploser dans l’église de Santa Maria… Selon un porte-parole de la police indonésienne, cette famille revenait de Syrie.

Le chef de la police indonésienne, Tito Karnavian, a indiqué par la suite que le commando appartenait à une organisation terroriste javanaise liée à l’EI, la Jamaah Ansharut Daulah

L’Indonésie, plus grand pays musulman du monde, a été frappé dimanche et lundi par une série d’attentats commis, de manière inédite, par des familles entières affiliées à Daech (Etat islamique).

C’est seulement la deuxième fois depuis 2009 que l’Indonésie est visée par Daech, ce qui illustre le redéploiement du réseau terroriste en dehors de ses zones de prédilection, Proche Orient, où il a perdu ses principaux fiefs, et Europe.

L’Indonésie paraissait peu ou prou préservée du terrorisme islamiste, exception faite de l’attentat de 2002 à Bali (202 morts) organisé par Al Qaïda.

La famille, comprenant la mère et le père ainsi que deux fillettes de 9 et 12 ans et deux fils de 16 et 18 ans, était liée au mouvement Jamaah Ansharut Daulah, un groupe qui soutient l’EI, a-t-il ajouté.

L’archipel d’Asie du Sud-Est est en état d’alerte depuis une série d’attentats mineurs perpétrés ces dernières années – dont certains par l’EI- et ses minorités religieuses font face à une intolérance de plus en plus marquée.

La police a indiqué dimanche que quatre membres présumés du groupe radical Jamaah Anshar Daulah avaient été tués dans des opérations liées à l’émeute dans la prison, sans toutefois dire si ce mouvement était lié aux attentats de dimanche.

Selon une agence de propagande, le groupe terroriste a revendiqué ces attaques.

Les trois attaques ont été perpétrées dans trois endroits différents à dix minutes d’intervalle, la première explosion s’étant produite à 07H30 (00H30 GMT), a précisé la police de Surabaya, deuxième ville d’Indonésie, dans l’est de l’île de Java.

« Neuf personnes sont mortes et 40 ont été blessées », a déclaré un porte-parole de la police locale, Frans Barung Mangera, précisant que deux policiers figuraient parmi les blessés.

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