Méditerranée: Le bilan du naufrage d’un bateau de migrants passe à 55 morts

Soixante-huit personnes au total ont été secourues, et le bilan des victimes est toujours provisoire, des survivants ayant évoqué la présence d’au moins 180 personnes à bord au moment du naufrage…

Sept nouveaux corps ont été repêchés par la marine tunisienne, faisant passer à 55 le nombre de migrants morts noyés dimanche dans le naufrage de leur embarcation au large de Sfax (est), a-t-on appris ce mardi de source officielle.

Un porte-parole du ministère de l’Intérieur avait fait état précédemment de 52 cadavres repêchés dont 36 Tunisiens et 12 étrangers, des migrants originaires d’Afrique subsaharienne. Les autres n’ont pas encore été identifiés.

« Les recherches ont abouti au repêchage de sept corps, portant à 55 » le nombre de cadavres ayant été récupérés, a ensuite indiqué dans un nouveau communiqué le ministère.

Reprise des recherches mardi

Soixante-huit personnes au total ont été secourues -dont 60 Tunisiens-, et le bilan des victimes est toujours provisoire, des survivants ayant évoqué la présence d’au moins 180 personnes à bord au moment du naufrage, dans la nuit de samedi à dimanche, au large de l’archipel de Kerkennah (est).

Selon une journaliste de l’AFP sur place, les recherches ont repris tôt ce mardi matin, un hélicoptère survolant la mer autour de l’archipel. Le Premier ministre Youssef Chahed s’est rendu sur place.

Lors d’une réunion du gouvernement lundi à Tunis, il avait appelé à démanteler « le plus vite possible » les « réseaux criminels qui profitent de ces jeunes cherchant à émigrer et qui mettent leur vie en danger ».

Le HCR « préoccupé »

Les autorités tunisiennes ont déjà annoncé être à la recherche de huit « personnes impliquées dans l’organisation du voyage, qui ont été identifiées et sont originaires de l’archipel de Kerkennah ».

Il s’agit du naufrage de migrants le plus meurtrier en Méditerranée depuis le 2 février, quand 90 personnes, en majorité des Pakistanais, étaient mortes noyées au large de la Libye, selon l’OIM.

Lundi, un porte-parole de cette organisation a évoqué la perspective d’un bilan supérieur à une centaine de morts.

« L’Agence des Nations unies pour les réfugiés est profondément attristé par cette toute dernière tragédie en Méditerranée », a de son côté réagi ce mardi le porte-parole du HCR, William Spindler, dans un communiqué.

Le HCR s’est dit « préoccupé par le nombre élevé de personnes qui trouvent la mort sur l’itinéraire de la Méditerranée centrale ».

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