Une série d’attaques attribuée aux islamistes plonge le Mozambique dans la peur

Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre que les civils sont en première ligne, tandis que les insurgés multiplient les raids dans le nord.

Les images sont terrifiantes. On y voit des corps ensanglantés, éparpillés dans la forêt, et quelques personnes rapportant les têtes coupées auprès des cadavres. La vidéo, qui a surgi ces derniers jours sur les réseaux sociaux au Mozambique, exhibe le résultat d’une attaque au cours de laquelle dix personnes ont été décapitées à la machette, le 27 mai, dans deux villages de l’extrême-nord du pays. Pour la première fois en plusieurs mois, la brutalité des assaillants est apparue très crûment aux yeux de tous, tout comme l’ampleur du problème.

D’après la police, les responsables sont les mêmes insurgés islamistes qui, en octobre 2017, avaient attaqué des policiers et assiégé deux jours durant la ville de Mocimboa da Praia. Depuis, la région est plongée dans l’instabilité. Retranché dans les épaisses forêts des alentours, le groupe menait des raids sporadiques contre les villages, essentiellement pour se ravitailler. Mais ces derniers jours, le rythme des attaques s’est intensifié, alors que les autorités assuraient contrôler la zone.

Futures installations gazières

Mardi 5 juin à l’aube, une nouvelle incursion, plus au sud, a fait sept morts et quatre blessés. Cent soixante-quatre maisons ont été brûlées, a indiqué le porte-parole de la police à Maputo, Inacio Dina. « Nous pensons que ce groupe est le même que celui derrière les décapitations du 27 mai. [Il est] très fragmenté [et] fait tout pour résister à la police », a t-il déclaré.

Publicités