Commémoration du 23eme anniversaire du massacre des étudiants Hutu de l’Université du Burundi.

C’est dans cette période qui précede le hécatombe à l’unique Université du Burundi, la nuit du 11 au 12 juin 1995 où des centaines d’étudiants furent massacrés par leurs camarades d’auditoires uniquement parce qu’ils sont nés hutus, que le ministre de la défense colonel Firmin Sizoyiheba a senti le danger qui guettait sur ces innocents étudiants hutus. Le Ministre a pris son temps pour prodiguer des conseils à la machine compresseur composée de Clément Nkurunziza, Madirisha et al. S’adressant directement à ces étudiants tutsi enragés et déterminés à en decoudre avec ces hutus qui polluent le bel air et qui prolifèrent comme des parasites dans les campus, il leur a dit ceci: « Maintenant, vous vous sentez à l’aise en malmenant, en sequestrant et en projetant de tuer vos camarades hutus, mais soyez en sûrs que vos agissements vous coûteront tellement cher. Si vous tentez de les tuer ou de les chasser des campus, ils n’auront d’autres choix que de rejoindre la rébellion et reviendront très renforcés avec des grades aux épaules et ce jour là chers jeunes tutsi, vous allez assumer les conséquences ».

Malheureusement Clément, Madirisha et le reste de la machine n’ont pas voulu écouter les conseils du sage colonel Kagajo. Ils ont passé à l’action, IBARA rirarwa, ils ont commis l’irréparable, UMUBABARO, AMAGANYA n’AGAHINDA vyuzura igihugu cose. Sans nul part où aller, sans aucune condamnation de la communauté internationale, traqués partout, ils prennent la décision de prendre les armes pour se défendre et défendre la démocratie.

Iryavuzwe na Colonel Kagajo ntiryatevye gushika. Les rescapés sont maintenant nos généraux les plus respectés et qui se font respecter entre autre Général Gervais Général Gérvais Ndirakobuca Ndakugarika, Général Alain Guillaume Bunyoni, Général Evariste Ndayishimiye n’abandi n’abandi.

C’est ainsi qu’actuellement on entend des lamentations, des cris de désespoir ngo  » icodukurako aba DD » et ils oublient ce jour du 11 juin 1995 où tout a basculé, ils oublient ce que le colonel Firmin Sinzoyiheba avait dit, ils oublient que lorsqu’un homme orgueilleux pisse verticalement il ignore que ses pipi vont tomber sur sa tête.

Heureusement que ces rescapés ne n’ont pas l’esprit de vendetta sinon, il y aura un bon nombre de ceux qui, actuellement ont préféré se cacher derrière la société civile juste pour se passer de défenseurs des droits de l’Homme, alors que ce sont eux qui doivent répondre devant la justice sur les massacres qu’ils ont commis cette nuit du 11 juin 1995, qui seraient déjà en prison et montreraient les fausses communes où gissent les restes de nos frères et soeurs.

Avant d’écrire ce petit papier, j’en discutais avec un ami blanc belge très proche de l’opposition burundaise. Il ignorait même que c’est de cette malheureuse histoire que le parcours des généraux ci-haut cités prennent origine. De là, il m’a dit qu’il commence bien à comprendre les méandres du conflit Burundais. Et à moi d’ajouter que la plupart des manipulateurs d’opinion, sont des bourreaux déguisés ou leurs complices. Attention à vous chers étrangers!!

La nature n’est pas injuste. Tôt ou tard elle rend justice.

Publicités