A Durban, les irréductibles fidèles de Jacob Zuma

Poursuivi avec le groupe français Thales pour corruption, l’ex-président sud-africain reste populaire au sein des masses noires défavorisées.

Comment peut-on encore être pro-Zuma ? L’humiliation de la démission, les accusations de corruption et de viol, les frasques de ses multiples mariages… Pendant que toute l’Afrique du Sud semble pressée d’oublier la décennie que Jacob Zuma a passée au pouvoir, les fidèles de l’ancien président sont déterminés à le soutenir jusqu’au bout.

En Afrique du Sud, l’impatience « radicale » des Noirs toujours écartés du monde des affaires

Vendredi 8 juin, ils étaient encore un millier à Durban, dans son fief du Kwazulu-Natal (est), pour accueillir leur champion à sa sortie du tribunal. L’ex-président apparaissait pour la deuxième fois sur le banc des accusés depuis qu’il a quitté le pouvoir, le 14 février, sous la pression de son parti, le Congrès national africain (ANC). Il est poursuivi aux côtés de l’équipementier français Thales pour une vieille affaire de pots-de-vin versés en marge d’un colossal programme de modernisation de l’armée qui remonte à la fin des années 1990.

Enceintes géantes et stands à saucisses

L’audience, encore préliminaire, n’aura duré qu’une trentaine de minutes – de quoi permettre aux avocats de M. Zuma d’obtenir un report jusqu’au 27 juillet. Le procès en lui-même ne devrait pas débuter avant novembre. Et, au vu de la complexité du dossier, il risque de falloir plusieurs années avant que l’affaire ne soit définitivement tranchée.

Publicités