Burundi : la communauté internationale salue la décision de Pierre Nkurunziza mais reste prudente

Après trois ans de crise politique et alors que le dialogue interburundais est dans l’impasse, la communauté internationale salue la déclaration de Pierre Nkurunziza – qui a affirmé que son mandat prendrait fin en 2020 et qu’il soutiendrait le président qui sera élu – mais dit attendre des actes concrets.

Il y a eu la Belgique, puis l’Union européenne, il y a désormais les États-Unis. La porte-parole du département d’État américain, Heather Nauert,  a salué mardi dans un communiqué  » la récente décision du président Nkurunziza de ne pas se représenter pour un quatrième mandat. » « Nous appelons le gouvernement du Burundi à prendre des mesures transparentes pour améliorer la gouvernance, le respect des droits de l’homme et la liberté de la presse », ajoute le document.

ON NE PEUT QUE LE CROIRE SUR PAROLE POUR L’INSTANT

Pierre Nkurunziza, qui a assuré jeudi 7 juin que son mandat s’achèvera en 2020 et qu’il soutiendra le président qui sera élu, laissant sous-entendre qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat, n’a pas seulement pris de court l’opposition.

Il a également surpris la communauté internationale, un diplomate présent a Bujumbura concédant que « le sentiment de surprise était général ». L’annonce du chef de l’État intervient dans un contexte bien particulier pour la diplomatie burundaise.

Isolé depuis 2015 et l’élection de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat contraire à la Constitution de 2005 alors en vigueur, le gouvernement burundais était ces dernières semaines soumis à la pression de la communauté internationale. Le référendum, pour lequel aucune mission d’observation n’avait été dépêchée, avait notamment été critiqué par l’Union européenne et les États-Unis qui avaient mis en avant « un climat d’intimidation et de répression » lors de la campagne.

Le lendemain du vote sur la modification de la Constitution, le Comesa avait annoncé la relocalisation de son sommet prévu à Bujumbura début juin après de multiples reports. Le secrétaire général du Marché commun de l’Afrique orientale et australe avait alors invoqué « des circonstances imprévues ».

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