Mexique : une campagne électorale ensanglantée

Le 1er juillet, les 88 millions d’électeurs du géant latino-américain vont choisir leur prochain président, 500 députés, 128 sénateurs, 8 gouverneurs et 2 800 responsables locaux. Des élections aux enjeux cruciaux, déjà ternies par les assassinats ciblés envers des responsables politiques.

Une militante du Parti des Travailleurs (PT, opposition) a été tuée par balles dimanche dans l’Etat du Michoacan (ouest) peu avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections mexicaines, ont annoncé les autorités judiciaires locales.

Flora Resendiz Gonzalez a succombé à ses blessures après «avoir été blessée par balles à 6h30 locales» dans la localité de Contepec, selon le communiqué des autorités. Ce meurtre vient assombrir encore une campagne électorale déjà considérée comme «la plus sanglante» de l’Histoire du Mexique, avec au moins 145 assassinats d’hommes politiques – dont 48 candidats ou pré-candidats – selon le cabinet d’études Etellekt.

89 millions d’électeurs mexicains

Peu avant l’annonce de cet assassinat, le président de l’Institut électoral mexicain (INE), Lorenzo Cordova, s’était félicité que la journée se déroule avec «tranquillité, sans incidents majeurs». Sur les 156.207 bureaux de vote prévus pour cette élection, seuls quatre n’ont pas pu être installés du fait de vols de matériel électoral ou de l’opposition d’habitants refusant le scrutin, a-t-il précisé.

Les quelque 89 millions d’électeurs mexicains votaient dimanche pour élire leur nouveau président et renouveler plus de 18.000 mandats, dont les sièges de 500 députés et 128 sénateurs, ainsi que de nombreux postes régionaux ou locaux.