Les djihadistes maliens s’invitent au sommet de l’Union africaine

Deux attaques à l’explosif ont eu lieu à Sévaré et à Gao contre les militaires français de « Barkhane » et la force conjointe du G5 Sahel.

A leur façon, violente, les groupes armés maliens viennent de rappeler en trois jours qu’il n’était pas vain que le sommet de l’Union africaine (UA), lundi 1er et mardi 2 juillet à Nouakchott, en Mauritanie, se penche prioritairement sur les questions de sécurité du continent. La portée symbolique des dernières attaques menées contre les contingents militaires malien et étrangers démontre une fois de plus que le Mali est loin d’être stabilisé, à moins d’un mois de l’élection présidentielle du 29 juillet.

Le Mali se prépare à une élection présidentielle « pas parfaite à 100 % »

Dimanche matin, ce sont les soldats français de l’opération « Barkhane » – 4 500 hommes déployés dans le Sahel pour lutter contre le terrorisme – qui ont été visés à Gao, la ville qui abrite la base principale de la force. L’attaque s’est produite à 10h50 heure locale, contre une patrouille dans le quartier d’Aljabandia. Les soldats français, une section d’une trentaine de militaires, circulaient dans trois véhicules blindés de combat d’infanterie, non loin d’un groupe de soldats maliens. Une partie d’entre eux avait débarqué et patrouillait à pied en ville.

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