Le président français se félicite de la décision de son homologue burundais Nkurunziza de ne pas briguer un autre mandat en 2020

La décision du président burundais Pierre Nkurunziza de ne pas briguer un autre mandat à la prochaine élection présidentielle de 2020 « l’honore », a rapporté mardi la radio associative burundaise Isanganiro citant le message de félicitation du président français Emmanuel Macron au président Nkurunziza à l’occasion de la fête nationale burundaise marquant le 56ème anniversaire du recouvrement de l’indépendance du Burundi.

Le 7 juin dernier dans la commune Bugendana en province de Gitega (centre) lors d’une cérémonie solennelle de promulgation de la nouvelle Constitution burundaise après le référendum constitutionnel du 17 mai 2018, le président Nkurunziza a annoncé qu’il ne se représentera pas à la prochaine élection présidentielle de 2020 et qu’il soutiendra de « toutes ses forces » le nouveau chef d’Etat qui sortira vainqueur d’un tel scrutin.

Le message du président français a été twitté par Laurent Delahousse, ambassadeur de France au Burundi depuis le 3 octobre 2016.

La France, a écrit le président Macron, souhaite que cette décision du président Nkurunziza facilite « la recherche d’une solution politique à la crise burundaise ».

Le président Macron en a profité pour réaffirmer le soutien de son gouvernement à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi (AAPRB) conclu le 28 août 2000 entre les protagonistes burundais sous l’égide de la sous-région d’Afrique de l’Est avec une facilitation internationale pilotée par l’ancien chef d’Etat sud-africain, Nelson Mandela.

Il a souhaité que le dialogue politique interburundais enclenché en janvier 2016 à Arusha (nord de Tanzanie) et déjà sanctionné par la tenue de quatre sessions, soit relancé de manière « inclusive » et dans un élan de « rassemblement et de coexistence pacifique » selon l’esprit de l’AAPRB sous la houlette des pays de la Communauté est-africaine(CEA), selon la même source.

La facilitation régionale de ce dialogue est assurée conjointement par l’ex-président tanzanien Benjamin William Mkapa (médiateur adjoint) et l’actuel chef d’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni (médiateur en chef).

A ce jour, la CEA est composée de six Etats, à savoir le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda qui en ont été fondateurs en 2000, le Burundi et le Rwanda qui l’ont rejoint en 2007, ainsi que le Soudan du Sud dont l’adhésion récente remonte à l’an 2016.

La France, a ajouté le président Macron, souhaite qu’un dialogue puisse mettre en place les conditions nécessaires pour des élections burundaises « libres, justes et transparentes » en 2020.

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