Rapatriement par avion du premier groupe de 48 burundais réfugiés au Kenya

Le service burundais ayant en charge la question de rapatriement des réfugiés a accueilli mercredi à l’Aéroport International de Bujumbura 48 burundais qui vivaient dans le camp des réfugiés de Kakuma au Kenya.

Accompagnés par Rémy Barampama, l’Ambassadeur du Burundi à Nairobi, ces rapatriés ont été accueillis par les représentants du Haut Commissariat des Réfugiés au Burundi (HCR) et des autorités du ministère de l’Intérieur, de la Formation patriotique et du Développement local dont le porte-parole de ce ministère Térence Ntahiraja.

« Ces rapatriés rentrent dans le cadre du rapatriement des réfugiés conformément à l’Accord signé entre le Burundi, le HCR et le pays d’origine », a indiqué à la presse M. Ntahiraja à leur descente d’avion.

Ces rapatriés dont 18 adultes (18 ans et plus) et 30 enfants (moins de 17 ans) ont été ensuite conduits au centre de transit des rapatriés de Kajaga à quelque 5 km de l’aéroport où vont continuer les modalités avant d’être conduits dans leur province natale de Kirundo au nord du pays.

Un rapatrié du nom de Félicien Bahati qui a représenté les autres a indiqué qu’ils avaient fait longtemps la demande d’être rapatriés et s’est réjoui que finalement ils viennent de regagner leur patrie tout en faisant un plaidoyer pour beaucoup d’autres qui sont restés dans le camp mais qui désirent se rapatrier.

« Vivre comme un réfugié n’est pas facile car on doit attendre l’assistance du HCR et même si il te donne à suffisance et que tu as déjà introduit la demande de rapatriement, la principale préoccupation du réfugié reste celle de rentrer chez soi », a dit Félicien Bahati.

Il a fait savoir que 188 autres ont introduit la demande de se rapatrier et le porte-parole du ministère de l’Intérieur, de la Formation Patriotique et du Développement local a indiqué que trois autres vols seront organisés pour leur rapatriement.

Térence Ntahiraja a expliqué ce rapatriement par avion par le fait que la distance à parcourir par voie routière aurait été très longue au moment où il faut aussi respecter leurs santés et les droits de l’homme.

Publicités