Incarcéré à la Cour pénale internationale depuis près de six ans, l’ex-président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo a exhorté les juges internationaux à prononcer son acquittement et à le libérer de prison, argumentant que le procureur n’a pas été en mesure de prouver les accusations de crimes contre l’humanité.
Dans une requête envoyée lundi à la Cour pénale internationale (CPI), les avocats de la défense ont estimé que M. Gbagbo devrait être acquitté de toutes les charges retenues contre lui suite aux violences post-électorales qui ont déchiré la Côte d’Ivoire en 2010-2011.
“Les éléments présentés par le procureur sont insuffisants pour prouver les charges à l’encontre de Laurent Gbagbo au-delà de tout doute raisonnable”, ont-ils écrit à la Cour basée à La Haye.
En novembre 2010, l’ex-chef d’Etat — le premier à être jugé par la CPI — avait refusé de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la Commission électorale mais non reconnu par le Conseil constitutionnel. Cette décision avait entraîné la Côte d’Ivoire dans une crise meurtrière qui a causé la mort de 3.000 personnes.
Après avoir occupé le palais présidentiel pendant plusieurs mois, Laurent Gbagbo a finalement été arrêté en avril 2011 par les forces d’Ouattara, soutenues par les Nations unies et la France, avant d‘être remis à la CPI.