Bujumbura nie son implication dans le «rapatriement forcé» des réfugiés

«Le gouvernement n’a aucune information sur les menaces de rapatriement ‘‘forcé’’ des réfugiés burundais en Tanzanie», a fait savoir Térence Ntahiraja, assistant du ministre de l’Intérieur, ce mardi 31 juillet. C’est en réaction aux accusations des réfugiés burundais en Tanzanie sur la collaboration des 2 pays pour leur ’’rapatriement forcé’’.

Selon lui, si ces menaces s’avèrent vraies, ce sera une violation des droits de l’Homme. Le gouvernement burundais n’a pas le droit ou le pouvoir de prendre des décisions concernant ces réfugiés. «Un refugié est sous la responsabilité du HCR et du pays d’accueil. Le pays d’origine n’a pas le droit de prendre une quelconque décision».

Ceux qui disent que le Burundi est de mèche avec la Tanzanie sont quelques réfugiés politiciens qui colportent des rumeurs pour les empêcher de rentrer. Le gouvernement du Burundi respecte les droits de l’Homme, les normes internationaux et les réglementations relatives au rapatriement.

Térence Ntahiraja appelle tous les réfugiés burundais à rentrer : «Dans les camps des réfugiés, il n’y a pas de vie. Les droits sont très limités». Le gouvernement burundais est prêt à les accueillir et à les réintégrer dans leurs communautés respectives.

Pour rappel, le Burundi, la Tanzanie et le HCR ont tenu une réunion tripartite l’année dernière pour le rapatriement volontaire. Il serait prévu également une autre réunion tripartite avec le Rwanda, dans un pays neutre, pour envisager le rapatriement des réfugiés burundais se trouvant au camp de Mahama, au sud-Est du Rwanda.

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