Le Conseil de sécurité de l’ONU a regretté mercredi la lenteur des négociations au Burundi

Le Conseil de sécurité de l’ONU a regretté mercredi la lenteur des négociations au Burundientre le gouvernement et l’opposition, malgré la décision du président Pierre Nkurunziza de ne pas être candidat à sa succession en 2020.

Dans une déclaration unanime, le Conseil a salué cette décision, tout en soulignant que « des progrès supplémentaires seront nécessaires » pour la tenue d' »élections crédibles » dans deux ans.

Le président Nkurunziza avait annoncé dans un premier temps, en avril 2015, être candidat à un troisième mandat.

Une candidature, contestée par l’opposition, la société civile et une partie de son camp, qui a plongé le Burundi dans des violences ayant fait au moins 1.200 morts et plus de 400.000 réfugiés.

La Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) cherche à arranger un accord politique entre le gouvernement et l’opposition afin de mettre fin à cette crise. Mais l’exécutif burundais refuser de discuter avec certains groupes d’opposition, qu’il considère comme « terroristes ».

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur « vive inquiétude quant à lenteur des progrès » dans le dialogue. Ils ont par ailleurs indiqué qu’il est « essentiel que toutes les parties, et plus particulièrement le gouvernement burundais, participent au processus mené par la CAE et parviennent à un accord bien avant les élections de 2020 ».

Ce scrutin devra être « libre, juste, transparent », avec l’implication de « l’ensemble des partis politiques » et une « participation complète des femmes », demande le Conseil dans sa déclaration.

Ses opposants accusent M. Nkurunziza d’autoritarisme depuis son arrivée au pouvoir en 2005, au lendemain d’une violente guerre civile.