Moscou accuse l’armée américaine d’avoir utilisé des munitions incendiaires en Syrie

La Russie affirme que deux F-15 américains ont visé, samedi, une ville de l’est de la Syrie…

La Russie a accusé dimanche les Etats-Unis d’avoir mené dans l’est de la Syrie des bombardements au phosphore blanc, dont l’utilisation contre des cibles militaires au milieu des civils est interdit par le droit humanitaire international. Selon le général de l’armée russe Vladimir Savtchenko, deux avions F-15 américains ont ce samedi visé la localité de Hajin dans la région de Deir Ezzor. « Ces frappes ont résulté en de puissants incendies. Nous éclaircissons les informations concernant d’éventuels morts et blessés », a-t-il ajouté.

En Syrie, Daesh contrôle toujours une poche dans la province de Deir Ezzor (est) entre le fleuve Euphrate et la frontière irakienne, et est présente dans le vaste désert syrien. La coalition internationale emmenée par les Etats-Unis aide les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui mènent depuis des mois une offensive pour chasser l’EI de ce dernier réduit.

« Mensonge éhonté »

L’armée russe, qui intervient militairement depuis 2015 en Syrie en soutien aux forces de son allié, le président Bachar al-Assad, avait été accusée en mars par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) d’avoir utilisé des bombes incendiaires lors de l’offensive du régime contre le bastion rebelle de la Ghouta orientale près de Damas. Moscou avait alors dénoncé un « mensonge éhonté ».

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