“La paix règne dans le pays même s’il subsiste certains défis” Martin Nivyabandi

A la veille de la célébration de la Journée Internationale de la Paix du 21 septembre, le ministre burundais des Droits de l’Homme, des Affaires sociales et du Genre, Martin Nivyabandi, a soutenu que la paix règne au Burundi sur tout le territoire national et a reconnu que certains défis subsistent encore.

« La célébration de cette Journée Internationale de la Paix se passe au moment où la paix règne dans tout le pays », a déclaré le ministre Nivyabandi.

En effet, a-t-il dit, la population vaque à ses activités en toute quiétude, des voitures quittent Bujumbura tard dans la nuit pour se rendre à l’intérieur du pays et vice-versa, les boîtes de nuit et les bars sont ouverts jusque tard dans la nuit et les fêtes sont organisées.

« Avec tous ces indices, est-ce qu’on peut dire que le pays n’a pas de paix ? Le pays a de la paix et c’est pourquoi il faut toujours mettre ensemble la paix et la sécurité. Dans un coin, il peut se déclencher une insécurité due à un mouvement de banditisme, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de la paix dans cette région », a expliqué le ministre M.Nivyabandi.

A part ce défi de mouvement de banditisme, le ministre a aussi parlé des cas de disparition de personnes, un phénomène qui, a-t-il dit, « a eu dans le passé et qui peut se passer même aujourd’hui ou demain ».

Pour y faire face, le ministre demande aux familles qui constatent qu’il y a une personne qui est partie sans déclarer sa destination « de saisir les instances judiciaires et de la police pour qu’on aide à chercher cette personne ».

Au moment où la célébration de cette Journée Internationale de la Paix, édition 2018, se passe alors qu’au Burundi des rondes nocturnes effectuées par la population se font encore, le ministre Nivyabandi en donne une explication.

« Quand en France, il y a eu dernièrement des attaques, on a organisé l’opération Sentinelle où 7 000 soldats et policiers ont été mobilisés pour les patrouilles. Nous, au niveau du gouvernement, nous avons pris l’option de confier aussi la sécurité aux populations. Bien entendu, elles ne vont pas faire le travail du policier, mais elles devront veiller à la sécurité des biens et des personnes. Ce n’est pas contradictoire à ce que nous déclarons qu’il y a la paix. Nous devons sauvegarder et protéger cette paix », a réagi le ministre Nivyabandi.

La célébration de la Journée Internationale de la Paix aura lieu vendredi le 21 septembre en mairie de Bujumbura dans la commune urbaine de Muha à Musaga sous le thème national « promouvoir la paix, source de la dignité humaine et du développement durable ».

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