Elections en Afrique – les jeunes veulent le pouvoir… maintenant

Une nouvelle vague de politiciens a fait son entrée sur la scène africaine. Objectif affiché, défier la vieille garde afin de répondre aux idéaux des populations. Mais la tâche n’est pas toujours aisée.

Selon les statisticiens, l’Afrique compte une population majoritairement jeune. Un paradoxe frappant avec la majeure partie de ses dirigeants dont la moyenne d‘âge est de 62 ans. Parmi eux, Paul Biya, qui brigue un septième mandat consécutif au Cameroun. Il est âgé de 85 ans. Son voisin équato-guinéen Teodoro Obiang, 75 ans, lui, dirige la Guinée équatoriale depuis 1979, tandis que son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, âgé de 81 ans, est confiné dans une chaise roulante depuis cinq ans à la suite d’un accident cardio-vasculaire. L’année prochaine, il compte pourtant briguer un autre mandat.

L’Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, n‘échappe pas à cette gérontocratie africaine. L’année prochaine également, l’actuel chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa, 65 ans, espère remporter un autre mandat dans les urnes. Tout comme le Nigérian Muhammadu Buhari, 75 ans, candidat à la présidentielle de 2019 dans son pays. Abiy Ahmed, l’ancien soldat et technocrate de 41 ans, qui est devenu Premier ministre d‘Éthiopie en avril, est une exception, ainsi que le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, 47 ans. Même si ce dernier comptabilise déjà 17 années de pouvoir.

Depuis quelques années, cependant, une nouvelle génération de politiciens tente d’inverser la donne, question de refléter les changements sismiques en Afrique. Ils ont la trentaine, sont éduqués, vivent en zone urbaine, et selon les experts, leur engouement pour la politique pourrait renforcer significativement la démocratie sur le continent.

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