Le Burundi manque de médecins spécialisés en cardiologie

A la veille de la célébration de la Journée mondiale du Cœur, la Société burundaise de cardiologie a organisé vendredi son deuxième congrès de cardiologie ayant pour thème « La prise en charge de l’insuffisance cardiaque ».

Ce congrès a été une occasion, selon les organisateurs, de relever les défis qui s’observent encore dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque.

Le Dr Marc Nimburanira, président de la Société burundaise de cardiologie, a relevé notamment « le manque de données statistiques fiables qui permettraient de prendre des décisions et l’insuffisance des médecins spécialisés dans la prise en charge de cette pathologie et ceux qui sont disponibles sont dans la seule capitale, ce qui fait que les patients qui sont à l’intérieur du pays ne sont pas pris en charge ».

D’autres défis selon lui sont en rapport avec les patients qui n’ont pas assez de moyens pour faire des explorations nécessaires et le fait que l’insuffisance cardiaque est une maladie chronique où le patient doit prendre un traitement très coûteux à vie.

Tous ces défis font que l’insuffisance cardiaque, qui, aux dires du Dr Nimburanira, est l’aboutissement de l’échec de prévention, constitue une première cause de mortalité prématurée que l’on observe aujourd’hui au Burundi.

Pour prévenir cette pathologie, il faut contrôler les facteurs des risques cardio-vasculaires, contrôler le diabète, contrôler l’hypertension artérielle et contrôler le poids, a poursuivi le Dr Nimburanira.

Il a profité de cette occasion pour inviter tous ceux qui peuvent aider à agir pour que les patients puissent avoir des facultés d’acquisition des produits pharmaceutiques nécessaires.

Il a aussi plaidé pour que l’insuffisance cardiaque puisse être prise en charge comme on l’a fait pour le sida où l’on arrive à donner des médicaments gratuitement, « ce qui a permis de bien contrôler cette pathologie ».

La Société burundaise de cardiologie a pour objectif principal d’informer la population sur cette maladie et sur sa prise en charge d’une part, et d’informer les prestataires de soins sur les produits qui sont disponibles et qui donnent de bons résultats dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque.

Le congrès a vu la participation des médecins, des étudiants de la Faculté de médecine à l’Université du Burundi et des pharmaciens.

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