Les partenaires techniques et financiers du Burundi appellent à des concertations engagées avec le gouvernement sur la question des ONG étrangères

Presque un mois après la suspension des activités des Organisations non gouvernementales étrangères (ONGEs) le 27 septembre 2018 au Burundi, les partenaires techniques et financiers (PTF) du pays ont appelé à des concertations avec le gouvernement burundais pour clarifier les questions concernant ces ONGEs.

« Les PTF appellent à des concertations engagées pour clarifier les questions des ONGEs concernant l’application de la loi », a indiqué le groupe des PTF du Burundi dans un communiqué lu ce jeudi sur les ondes de la radio associative Isanganiro.

Ces partenaires ont rapplé qu’une partie importante de leurs aides au profit des populations, notamment les plus vulnérables, passent par ces ONGEs qui ont été agréées par les autorités burundaises et que leur suspension a des conséquences préjudiciables sur la population et l’économie du pays.

Ils ont fait référence à des activités réalisées par ces ONGEs en faveur de la population, y compris des initiatives de longue durée exécutées en collaboration avec le gouvernement burundais, telles que les luttes contre le paludisme, le VIH/SIDA et la malnutrition, l’appui au rapatriement volontaire des réfugiés burundais, l’accès à l’énergie, la promotion de l’esprit d’entrepreneuriat, la réconciliation parmi les jeunes.

Ces PTF ont réitéré leur disponibilité au dialogue avec le gouvernement burundais afin d’améliorer leurs appuis et de continuer d’accompagner la population burundaise sur le chemin du développement durable.

En date du 27 septembre 2018, le Conseil national de sécurité du Burundi a annoncé la mesure portant la suspension de trois mois des activités des ONGEs qui ne se conformaient pas à la loi nationale.

Les PTF a également déclaré avoir pris note du fait que certaines ONGEs qui ont soumis au gouvernement les documents demandés ont vu leurs suspensions levées et ont déjà repris le travail au moment où la majorité des autres reste suspendue.

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