Deux partis expliquent leur absence à Arusha par le respect aux héros nationaux assassinés au mois d’octobre

Les partis Union pour le Progrès National (UPRONA) et Forces Nationales de Libérations (FNL) ont expliqué mercredi leur absence au dialogue inter-burundais d’Arusha prévu du 24 au 29 octobre 2018 par le respect aux héros nationaux assassinés au mois d’octobre.

Abel Gashatsi, président du parti UPRONA, et Jacques Bigirimana, président du parti FNL, font référence au héro de l’indépendance, le Prince Louis Rwagasore, assassiné le 13 octobre 1961, et au héro de la démocratie, feu le Président Melchior Ndadaye, assassiné le 21 octobre 1993.

Pour l’un et l’autre,  »le mois d’octobre est consacré comme mois de deuil pour les deux héros, ce qui fait qu’on ne s’est pas préparés pour participer à ce dialogue inter-burundais ».

Par ailleurs, a ajouté M. Gashatsi qui reconnaît pourtant qu’il avait promis de répondre à ce rendez-vous, on ne connaît ni l’agenda de ce dialogue, ni les participants car certains ne peuvent y participer, étant poursuivis par la justice burundaise pour avoir tenté de renverser les institutions républicaines en 2015.

 »Mais si la fois prochaine, la Facilitation, le gouvernement, le parti au pouvoir (CNDD FDD, ndlr) et les principaux acteurs s’entendent sur la date et les points consensuels, le parti UPRONA va participer à ce dialogue », a nuancé M. Gashatsi.

M. Jacques Bigirimana, du FNL, a quant à lui indiqué qu’il ne servait à rien de se rendre à Arusha au moment où  »le gouvernement de la République qui a à donner et qui a à refuser n’est pas sur place ».

Depuis 2015, le Burundi est plongé dans une crise politico-sécuritaire née d’un contentieux électoral et la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est a désigné le Président ougandais Yoweri Kaguta Museveni et l’ancien Président tanzanien Benjamin William Mkapa pour jouer les rôles respectifs de Médiateur et de Facilitateur dans la réconciliation des burundais.

Publicités