Au Yémen, un enfant meurt toutes les dix minutes de maladies qui pourraient être évitées, selon l’Unicef

Les combats s’intensifient à Hodeïda, ville portuaire stratégique située dans l’ouest du pays. Pour les Nations unies, le Yémen est un « enfer sur terre » pour les enfants.

Des dizaines de rebelles houthistes ont été tués depuis samedi dans des combats et des frappes aériennes sur Hodeïda, ville portuaire stratégique de l’ouest du Yémen, ont affirmé dimanche 4 novembre à l’Agence France-Presse des sources médicales. Sur le plan humanitaire, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a exhorté « toutes les parties » en conflit à cesser les hostilités, qualifiant le pays en guerre d’« enfer sur terre » pour les enfants, frappés par la famine.

Hodeïda, tenue par les houthistes, est depuis jeudi le théâtre de combats avec les forces progouvernementales, qui cherchent à reprendre la ville, ainsi que de frappes aériennes attribuées à la coalition anti-rebelles dirigée par l’Arabie saoudite. Cinquante-trois combattants houthistes ont été tués et des dizaines d’autres blessés depuis samedi, selon des sources médicales. Les forces loyalistes ont elles perdu 13 hommes, ont affirmé d’autres sources médicales à Aden et Moka, villes sous contrôle gouvernemental où les cadavres ont été transportés.

La chaîne de télévision rebelle Al-Massirah a fait état de frappes aériennes dans la région d’Hodeïda. Les combats entre forces progouvernementales et rebelles ont lieu depuis jeudi dans les environs de l’université et se sont intensifiés samedi et dans la matinée de dimanche, selon une source au sein des forces progouvernementales.

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