Après l’opération commando d’Israël, chasse aux traîtres à Gaza

Les hostilités qui ont suivi la mission d’infiltration à Bani Suheila le 11 novembre sont les plus graves depuis la guerre de 2014. « Cet homme est né dans une mosquée »,racontent les voisins de Nour Baraka à Bani Suheila, dans le sud de la bande de Gaza. Autrement dit, c’était un homme pieux. A 37 ans, il priait tous les jours. Lundi 12 novembre, pourtant, « pour la première fois, il n’était pas là pour Al-Farj », la prière de l’aube, regrette son frère aîné, Saad Baraka. La veille, Nour Baraka était mort « en martyr, et c’est un honneur », dit-il.

Sur les affiches accrochées sous la tente de deuil dressée après les funérailles et qui ne désemplit pas depuis, le défunt apparaît la barbe noire clairsemée, un kufi blanc sur le crâne, et armé. Marié et père de six enfants, Nour Baraka faisait aussi partie des brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Mieux, il en était le commandant pour le gouvernorat de Khan Younès. Les gens l’ont appris à sa mort, mais son frère, lui, ne l’ignorait pas. C’est pour tuer Nour, estime-t-il, que des Israéliens se sont infiltrés dans le village, le soir du 11 novembre, déclenchant une nouvelle séquence de violences entre Israël et le Hamas.

Publicités