En Allemagne, Karl Münter, ancien bourreau nazi du massacre d’Ascq, ne regrette rien

En avril 1944, 86 civils avaient été abattus par les SS en représailles après le déraillement d’un train.

Soixante-quatorze ans plus tard, il n’a toujours pas le moindre regret. Dans un reportage diffusé, jeudi 29 novembre, sur la chaîne publique allemande ARD, Karl Münter s’étonne même de la question : « Pourquoi devrais-je avoir des regrets ? », demande le vieil homme, âgé de 96 ans. Dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, il faisait pourtant partie de ces quelques dizaines de jeunes soldats, membres de la 12e division SS « Hitlerjugend » (« Jeunesse hitlérienne »), qui massacrèrent 86 civils à Ascq (Nord), près de Lille, après que le train dans lequel ils se trouvaient eut été attaqué par des résistants.

Poursuivi par la justice française, Karl Münter avait été condamné à mort par contumace, en 1949, lors d’un procès retentissant où furent jugés seize autres anciens SS accusés d’avoir participé à ce massacre qualifié alors, par Le Figaro, d’« Oradour du Nord ». Dans l’interview diffusée jeudi soir, il assure qu’il n’a tiré sur personne, son rôle s’étant borné à surveiller les Français arrêtés. Mais il considère que les tirs étaient légitimes : « Si j’arrête les hommes, alors j’en ai la responsabilité. Et s’ils s’enfuient, j’ai le droit de leur tirer dessus. Tant pis pour eux ! »

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