Le retrait américain de Syrie, un revers majeur pour Israël

La priorité absolue pour les Israéliens consiste à consolider un large front pour s’opposer aux ambitions iraniennes dans la région.

Sauvegarder les apparences, dans l’adversité. Benyamin Nétanyahou s’y est consacré, jeudi 20 décembre, après la confirmation officielle du retrait militaire américain de Syrie. Cette décision, bien qu’esquissée sur le principe depuis des mois par Donald Trump, est un coup dur à la fois pour Israël et son premier ministre. Ce dernier a énormément misé sur sa connivence personnelle avec le président américain. Le retrait de Syrie est un revers majeur dans cette stratégie, ce que l’opposition n’a pas manqué de relever.

Deux victoires spectaculaires

Jusqu’à lors, Benyamin Nétanyahou avait obtenu deux victoires spectaculaires grâce à sa proximité avec Donald Trump. La première a été la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, en décembre 2017, puis le transfert symbolique de l’ambassade américaine.

La deuxième fut le retrait des Etats-Unis, début mai, de l’accord sur le nucléaire iranien, après que la Maison Blanche eut repris tous les éléments de langage de l’Etat hébreu. Depuis, les officiels israéliens ont tenté de convaincre leurs homologues américains de ne pas précipiter le retrait de Syrie. En vain.

Les Etats-Unis ne veulent pas être « le policier du Moyen-Orient », s’est justifié Donald Trump dans un Tweet. Or, la priorité absolue d’Israël consiste à consolider un large front, de Washington aux pays du Golfe, pour s’opposer aux ambitions iraniennes dans la région.

Publicités