Interruption de la vaccination contre Ebola en raison des « manifestations » en RDC

La vaccination a été interrompue dans des zones touchées par l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, qui a entraîné 363 décès dans l’Est de la République démocratique du Congo, a indiqué le ministère de la Santé dans son dernier bulletin quotidien. Cette interruption fait suite aux manifestations de la population à Beni et Butembo, épicentres de l’épidémie déclarée le 1er août, contre le report des élections générales dans ces régions, annoncé jeudi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

La Céni a invoqué des raisons sanitaires (Ebola) et sécuritaires (tueries de civils).

En signe de protestation, pour revendiquer leur droit de vote, des milliers d’habitants de Beni ont participé dimanche à un scrutin symbolique organisé par des associations de jeunesse.

La vaccination avait également commencé à titre préventif sur les personnels de santé à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu où aucun cas positif n’a été enregistré, d’après le ministère de la Santé.

« Depuis le début de la vaccination le 8 août 2018, 53.737 personnes ont été vaccinées », indique le ministère.

Cette vaccination, utilisée pour la première fois à grande échelle pour enrayer une épidémie d’Ebola, a permis d’éviter des « milliers » de morts, a déclaré début décembre le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga.

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