Une nouvelle attaque au Burkina tue quatre soldats

C’est la seconde fois en deux ans que des assaillants s’en prennent aux forces de sécurité burkinabées basées dans cette ville du nord du pays.

Au moins quatre soldats burkinabés ont été tués, lundi 28 janvier, à Nassoumbou, dans le nord du Burkina Faso, au lendemain d’une autre attaque qui avait coûté la vie à 10 civils, alors que le pays est en proie à une explosion de la violence djihadiste.

« Des individus lourdement armés et non identifiés ont attaqué aux environs de 4 heures du matin la base militaire du Groupement des forces pour la sécurisation du Nord (GFSN), basé à Nassoumbou. Quatre éléments des forces de défense et de sécurité ont été tués et quatre autres, blessés », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire burkinabée.

Selon une autre source sécuritaire, « les assaillants (….) arrivés à bord d’engins à deux roues ont également tiré avec des roquettes sur les installations au sein de la base militaire », déclenchant un incendie.

« Barkhane en appui aérien »

L’armée burkinabée a sollicité l’aide de la force française « Barkhane », qui a fait intervenir un avion Mirage depuis Niamey (Niger) et un hélicoptère Tigre de Gao (Mali), selon une source diplomatique. L’état-major français a confirmé l’appui aérien sans vouloir dévoiler « les moyens engagés ». Les Français n’ont pas tiré, mais ont réalisé un « show of force », passage à basse altitude destiné à intimider l’ennemi, a précisé l’état-major, soulignant qu’il n’y avait eu ni frappe ni tir.

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