« Bujumbura peut fermer les portes du Burundi, il ne pourra pas masquer la répression » Mauvais pronostic des étrangers ou réalité!

Le directeur pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch redoute que la situation ne se dégrade encore pour les Burundais à l’approche des élections de 2020.

Tribune. Le gouvernement burundais a forcé, le 28 février, le bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à faire ses valises et à quitter le pays. Ce bureau fonctionnait à Bujumbura depuis les années 1990 et le violent conflit intercommunautaire qui avait fait plus de 300 000 morts. Il avait aidé à mettre sur pied le cadre institutionnel de promotion des droits humains dans le pays après cette guerre fratricide. Cet ordre du gouvernement est le dernier coup porté dans l’actuelle offensive contre les droits humains, qui a débuté après l’annonce controversée du président Pierre Nkurunziza en 2015 de briguer un troisième mandat présidentiel. Les services de sécurité d’Etat et des membres des Imbonerakure – la ligue de jeunes associée au parti au pouvoir – ont tué, torturé, violé, arrêté, tabassé et intimidé des membres des partis politiques d’opposition et d’autres personnes perçues comme étant opposées au gouvernement.

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