Désormais aucun étranger n’est autorisé à faire partie des organes dirigeants des confessions religieuses à l’échelle nationale

Dans une note sortie jeudi 18 avril, le ministre de l’Intérieur porte à la connaissance du public que pour une bonne mise en application de la loi régissant les confessions religieuses, et plus de l’ordre dans leur fonctionnement, il suspend toute nouvelle implantation d’une église locale ou mosquée dans la ville de Bujumbura. «Toute confession religieuse qui veut installer un nouveau lieu de culte doit aller à l’intérieur du pays », lit-on dans la même note.

Plus, indique-t-elle, en vertu de l’article 29 de la loi portant cadre organique des confessions religieuses, désormais aucun étranger n’est autorisé à faire partie des organes dirigeants et des structures décisionnelles des confessions religieuses à l’échelle nationale.

Et si nouvelle implantation il y a, à l’intérieur du pays, elle devra respecter les obligations de la loi sur les confessions religieuses. Entre autres, la distance avec les autres confessions religieuses et le remplissage de certaines conditions d’hygiène. « Jusqu’en juin, les lieux de culte en huttes doivent être démolis», fait savoir le ministre Barandagiye.

Le ministre de l’Intérieur rappelle que la date butoir de se conformer à la loi portant cadre organique des confessions religieuses est fixée le 25 avril. Ce délai dépassé, souligne-t-il, les confessions religieuses qui n’auront fait de demandes de conformités, seront dans l’obligation de demander de nouveau leur reconnaissance juridique.

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