Arusha: La tension en lieu de négociation inter burundaise est perceptible

La plénière prévue ce vendredi n’a pas eu lieu. Des participants s’inquiètent pour leur sécurité à leur retour à Bujumbura. Des acteurs politiques continuent à arriver.

Au 5ème jour du dialogue, à Arusha, des informations sur une certaine suspicion commencent à filtrer. Certains politiciens ont peur que de retour du pays « ils soient inquiétés pour des propos tenus lors de ces pourparlers. » Ils demandent que la facilitation leur donne des garanties que leur sécurité ne sera pas menacée. Cette garantie, selon eux, permettrait des débats riches.

Entre temps, la plénière prévue ce vendredi n’a finalement pas eu lieu. L’équipe technique chargée de faciliter le processus du dialogue, composée des membres des Nations unies, de l’Union africaine et de l’EAC a opté pour une méthodologie qui consiste à recueillir les travaux des cinq groupes. Elle va ensuite les compiler et dresser un tableau récapitulatif en identifiant les points de convergence et de divergence.

Les Burundais sur place adhèrent à cette procédure qui va permettre d’accélérer le processus et gagner du temps. Alors, à ce moment-là, les débats en plénière pourront commencer.

Sur place, dans les coulisses, les tractations continuent pour faire basculer autant de partis et acteurs politiques dans un camp comme dans l’autre, histoire de peser lourd sur la balance.

Des partis politiques membres du CNARED ont débarqué ce jeudi pour participer au dialogue. Et les leaders des partis Ranac, Fedes Sangira, Kaze FDD ont rejoint le groupe de l’opposition. Ce camp totalise 16 partis politiques.

On apprend également que l’ancien vice-président, Yves Sahingunvu est arrivé ce jeudi pour se joindre aux autres participants au dialogue.

Les travaux en groupe terminés, les positions des uns et des autres sur les fameux huit points proposés par la facilitation sont connus. Les informations recueillies sur place indiquent qu’une partie de la classe politique et de la société civile réaffirme le respect de la Constitution et l’Accord d’Arusha et demande un mécanisme mixte de suivi et de la mise en œuvre de cet accord. Ce camp sollicite également le respect des droits de l’homme, l’ouverture de l’espace politico médiatique et le renforcement de la sécurité. Il y a aussi la mise en place des mécanismes de garantie de la mise en œuvre de l’accord qui devrait être signé. Parmi ces garanties, il y a la mise en place des institutions consensuelles du sommet de l’Etat à la base.

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