Notre Dieu est le Dieu des promesses, nous l’attendons fermement dans la foi

Dans notre vie chrétienne, il peut se produire le phénomène suivant : bien que nous connaissions le Seigneur, Sa parole, et que nous ayons en nous son St Esprit, nous pouvons passer par des temps de crise. Dieu nous a peut-être fait des promesses au sujet de notre travail ou de notre famille ou de nos vies individuelles ou de l’Eglise, …mais il ne se passe rien ! Les choses tardent tant que l’on en vient à se demander si Dieu a réellement parlé. On commence alors à douter et à tout remettre en question…

Peut-on vraiment prendre Dieu au sérieux ?

Etudions ensemble l’un des passages bibliques les plus représentatif de cette problématique et qui m’a permis en bien des occasions de tenir dans des moments où j’ai été moi-même passé au crible.

Abraham venait de courir victorieusement après les rois qui avaient pillé son frère Loth et l’avaient kidnappé, quand Dieu vint le visiter lors d’une vision nocturne :

Genèse 15 : 1-21

1 Après ces événements, la parole de l’Eternel fut adressée à Abram dans une vision, et il dit : Abram, ne crains point; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande. 2 Abram répondit : Seigneur Eternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants; et l’héritier de ma maison, c’est Eliézer de Damas. Lire la suite

Que faire dans ces temps de crise où nous ne voyons pas s’accomplir les promesses de Dieu ? Avons-nous mal compris quelque chose ? Dieu aurait- Il menti ?

Abraham n’était pas le seul à passer par cette crise, la chapitre 16 de la genèse nous montre que sa femme aussi était dans le doute, au point de lui proposer de coucher avec sa servante ! Elle aussi en avait assez, ils avaient tous deux fait de tels sacrifices, renoncé à tant de choses, et tout cela pour en arriver là ? ! Cela semblait pour le moins incorrect de la part de Dieu…

APPRENDRE À ÉCOUTER DIEU

Lorsque nous traversons de tels moments, il n’y a qu’une solution : chercher la face de Dieu. Il nous faut cesser de poser des questions, pour commencer à écouter.

Avez-vous déjà remarqué combien il est désagréable de parler avec une personne qui ne vous laisse pas en placer une ? Parfois, Dieu se retrouve dans cette situation avec nous. Nous ouvrons la porte du trône de la grâce, et puis c’est la déferlante ! Toutes nos questions, nous frustrations, nos cris de douleur, de raz-le-bol, et même de révolte parfois, se répandent devant Dieu.

Dieu ne peut pas placer un seul mot, lorsque nous sommes là à dérouler le chapelet de toutes nos doléances… Si nous nous approchons du trône de la grâce dans une telle attitude, nous ne pouvons que repartir déçus. Il faut du temps pour entrer dans la présence de Dieu et faire taire toutes les voix qui gémissent et crient en nous.

Il faut du temps à Dieu qui attend que nous cessions de gémir, et il nous faut du temps pour enfin commencer à L’écouter.

C’EST LA FOI QUI NOUS REND JUSTE

Dieu s’est adressé à Abraham dans un de ces moments où il avait des milliers de questions. Il est venu à lui pour lui dire : « Ecoute, moi je suis ton bouclier, ta récompense sera très grande. »

La réaction d’Abraham, alors, était un peu la suivante : « Cause toujours ! puisque de toutes façons Tu ne réponds pas, et que Tu n’es pas pressé d’honorer tes promesses alors moi je vais trouver des solutions à Ta place ! » Dieu a insisté, et lui a demandé de compter ces étoiles. Elles étaient innombrables, et nul doute qu’Abraham n’est pas parvenu à toutes les compter. Mais lorsque Dieu lui a dit alors que sa postérité serait aussi nombreuse que ces étoiles, Abraham n’a pas ricané, sceptique. La Bible dit qu’ « il crut ». La promesse de Dieu a retrouvé à cet instant là un écho en lui. Grâce à la vision de cette belle nuit étoilée, il s’était remis à croire.

Et il est écrit que Dieu « le lui imputa à justice. » (verset 6). La Parole de Dieu nous enseigne que nous sommes justes à cause de notre foi. Ainsi, lorsque nous ne nous sentons pas justes devant Dieu, il est judicieux que nous nous demandions si nous sommes dans la foi ou dans l’incrédulité. Si nous sommes dans la foi, soyons rassurés, Dieu nous considère comme justes et ses promesses ne sont pas vaines.

BESOIN D’UN SIGNE POUR CROIRE…

Dieu dit aussi à Abraham : « Je suis l’Eternel qui t’a fait sortir d’Ur en Chaldée… » (verset 9). Dieu lui rappelle que s’il a fait tout ce chemin c’est parce que Dieu avait un but pour lui. Si Abraham a du quitter sa patrie, sa maison, c’est parce que Dieu avait une destinée pour lui ! Il lui avait fait dès le départ la promesse de lui donner tout le pays.

Comment Abraham, sa petite famille et ses petits troupeaux pouvaient-ils s’imaginer qu’ils allaient posséder toutes ces terres, alors qu’ils n’avaient même pas d’armées avec eux ? Cela était loin d’être évident ! Cela était si peu évident qu’Abraham réclama une preuve pour le croire : « A quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? » (verset 8).

Ne réagissons-nous pas ainsi quelquefois, disant : « Je veux bien croire, mais alors fais moi un signe. » ? Le signe que Dieu donna à Abraham était assez étrange. Au lieu de lui répondre clairement, Il lui demanda de lui obéir et de sacrifier plusieurs animaux. Abraham s’exécuta alors docilement, bien qu’il ne comprenne pas sur le moment où Dieu voulait le mener. Il commença à partager tous ces animaux en deux, et, ce faisant, il s’attendait à un signe. Et en guise de signe, que se passa-t-il ? Des oiseaux de proie s’abattirent sur l’autel pour lui voler les animaux sacrifiés.

Comme si cela ne suffisait pas, après qu’il a réussi à se battre contre ces oiseaux de proie, le coucher du soleil approcha, et il commença à sentir le sommeil s’emparer de lui. Après ce sommeil, une profonde angoisse vint encore sur lui, mais cela ne s’arrêta pas là ! Une énorme obscurité l’assaillit, alors que le soleil n’était même pas encore couché !

LES DEUX GRANDS PRINCIPES DE LA PROMESSE

Il nous faut à présent réaliser que ce texte fait ressortir deux grands principes qui régissent l’accomplissement de toute promesse. Certes, l’épitre aux hébreux nous enseigne que l’accomplissement des promesses ne s’obtient que par la foi et la persévérance.

Hébreux 6 : 12

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Ce principe s’applique bien sûr dans la vie d’Abraham qui a démontré sa foi et a persévéré jusqu’à un certain point. Mais dans l’épisode que nous sommes en train d’examiner, il est sur le point de fléchir et de faire un compromis.C’est à ce niveau que Dieu intervient et lui rappelle sa promesse en lui demandant d’offrir un sacrifice.

1. Accepter de passer par le sacrifice

Quand Dieu s’engage dans une promesse, Il nous demandera toujours un sacrifice, c’est-à-dire de « renoncer » à quelque chose qui nous importe ou nous tient à coeur. Il nous faudra donc accepter de vivre la perte, peut-être même la mort de quelque chose. Cela n’est pas nouveau. Abraham le savait déjà car dès le départ, Dieu lui avait demandé d’abandonner sa maison, ses biens, et de partir seulement avec quelques troupeaux et des tentes. Abraham avait abandonné confort, réputation, et le fruit de son travail pour poursuivre un chemin inconnu, parce que Dieu lui avait fait une promesse.

Cet exemple n’est pas unique dans la Bible :

Hébreux 11 : 24-26

24 C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, 25 aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, Lire la suite

Il est dit qu’au vu de la promesse qui lui avait été faite, Moïse a préféré souffrir avec les Juifs dans le désert plutôt que de jouir de tout ce qu’il avait à ce moment-là. Pourtant, en tant que fils de la reine, il possédait un palais et des biens royaux ! Considéré comme le futur héritier de Pharaon, il avait des esclaves à son service, et une vie hautement confortable.

Bien sûr, quitter tout cela était peutêtre un peu plus facile sachant qu’il avait tué un homme et que sa tête était mise à prix. Mais ne croyez-vous pas que le souvenir de tout ce qu’il avait perdu le rongeait quelquefois ? Avant qu’il n’ait la vision du buisson ardent, il devait se demander à quoi bon renoncer à une riche destinée, si c’est pour vivre le bannissement et l’abaissement !

De même, le jour où Elie a appelé Elisée, celui-ci est allé dire adieu à sa famille, en renoncant à ses boeufs, son char et tout son travail.

Bien-aimés, si Dieu nous fait une promesse ou s’Il met un appel sur notre vie, nous devrons accepter tôt ou tard de faire le sacrifice de ce qu’Il nous demande. Si nous faisons ce sacrifice à contre-coeur, cela va imanquablement nous rattraper et nous faire échouer dans notre destinée !

Il nous faudra par conséquent toujours être au clair sur ce que Dieu nous demande de lâcher. Cela sera variable d’une personne à l’autre. Mais dans tout les cas, nous ne pourrons éviter de mettre sur l’autel notre nature charnelle !

La nécessité de sacrifier notre nature charnelle

Observons de plus près le sacrifice d’Abraham : en quoi nous concerne til ? En fait, les 4 animaux sacrifiés représentent 4 parties bien distinctes de notre nature charnelle.

Le boeuf

Le boeuf représente la force et la capacité personnelle que nous avons en nous-mêmes pour faire les choses sans l’aide de Dieu. Nous pensons à tort pouvoir nous appuyer sur nos propres forces, mais Dieu nous appelle à être dépendants de Lui dans Sa force et Ses capacités. Nos forces ne nous mèneront que jusqu’à un certain point, après quoi nous allons constater nos limites. Il nous faut donc cesser de compter sur ce « boeuf » que nous croyons être et nous déterminer à renoncer à cet esprit de suffisance et d’indépendance une fois pour toute

La chèvre

Les troupeaux de chèvres sont bien moins agréables que les troupeaux de brebis ! Obstinées, elles s’entêtent à faire le contraire de ce qu’on leur commande. Comme les chèvres, il nous arrive de trouver mille et une raisons de nous rendre à l’opposé de l’endroit que le Seigneur nous a indiqué. C’est cela l’esprit indiscipliné et rebelle de la chèvre, qu’il nous faut mettre à mort !

Le bélier

Le bélier est une race qui n’aime rien tant que la confrontation, les joutes singulières et la compétition surtout quand il s’agit de conquérir les femelles. Il ne tolère pas que l’on prenne sa place, et son credo est « Pousse-toi de là, c’est moi le meilleur ! » Il nous faut par conséquent couper en deux ce bélier avant qu’il ne produise ses dégats autour de nous et nous isole de ceux que Dieu voudrait utiliser pour nous conduire dans notre destinée.

L’oiseau

Cet oiseau représente notre sacrosainte liberté. Nous pourrions accepter de renoncer à beaucoup de choses, mais notre liberté, ça, jamais ! D’ailleurs, curieusement, Abraham a hésité et n’a pas coupé les oiseaux en deux…

Bien-aimés, sans le sacrifice de notre être charnel, la réalisation de la promesse n’aura pas lieu car a chair est la meilleur alliée du diable pour nous empêcher d’entrer dans les promesses de Dieu. Sans le sacrifice de notre être charnel, la réalisation de la promesse n’aura pas lieu car a chair est la meilleur alliée du diable pour nous empêcher d’entrer dans les promesses de Dieu.

2. Sortir victorieux de la confrontation avec les ténèbres

C’est à ce niveau que le combat spirituel se situe. Voyant que nous sommes disposés à sacrifier notre chair sur l’autel, Satan cherchera inévitablement à nous dissuader de le faire. Il nous susurrera à l’oreille : « Tu t’es assez sacrifié, arrête ! Il ne faut pas être trop spirituel quand même ! » Les oiseaux de proie tenteront alors de nous dérober le sacrifice. Pourquoi ? Pour que nous n’en retirions pas le bénéfice !

Nous pouvons observer ici que les ténèbres sont venues assaillir Abraham sous 4 formes différentes : les oiseaux de proie, le sommeil léthargique, la frayeur et l’obscurité. Dieu ne fera jamais l’économie d’une confrontation avec les ténèbres, quand Il nous fait une promesse, et ceci pour deux raisons :

– Premièrement, la Bible dit :

1 Jean 5 : 19

19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin.

Avec l’onction de Dieu, nous devons avancer à contre-courant, pour faire face à ce monde infesté de la puissance des ténèbres.

– Deuxièmement, Dieu désire voir le fond de notre coeur.

L’expérience de la confrontation avec les ténèbres fait partie de notre formation spirituelle, elle nous est nécessaire pour grandir en maturité avec Dieu.

Dans ma vie personnelle avec Dieu je l’ai toujours constaté : lorsque j’ai eu des promesses de la part de Dieu, l’ennemi est venu à chaque fois se mettre en travers de ma route, tant et si bien que je me suis parfois demandé si j’allais continuer ! J’ai interrogé le Seigneur : « Pourquoi, lorsque Tu me demandes de m’engager, les choses sont-elles si difficiles ? ! »

Il nous est difficile de comprendre et d’accepter que Dieu n’intervient pas dans ces affaires là ! Lorsque des rapaces sont venus pour tenter de voler le sacrifice d’Abraham, Dieu n’a pas bougé le petit doigt. Il a laissé à Abraham la responsabilité de se positionner. Abraham avait alors le choix de baisser les bras face à la difficulté. Dieu le testait, Il voulait voir si Abraham désirait vraiment un signe pour confirmer la promesse.

Souvent nous sommes plein de bonne volonté pour accomplir des choses pour le Seigneur, et dès que cela se complique, nous abandonnons en maugréant : « Bon, si j’avais su que c’était comme ça, je ne me serais pas engagé ! » C’est là que s’opère le moment de vérité.

Bien-aimés, c’est à NOUS de nous positionner par rapport à ce que Dieu nous promet ! Les promesses ne tombent pas du ciel toutes cuites, elles font l’objet d’un combat. Les principautés et les dominations des ténèbres, qui nous observent en permanence, vont venir s’en mêler. Mais au-dessus du « radar » démoniaque, n’oublions pas qu’il y a un radar bien plus puissant, le radar de Dieu et de ses anges !

Les ténèbres sont là pour nous rendre le sacrifice plus difficile et tester notre capacité à le maintenir, mais ne nous laissons pas amadouer. De toute façon, que nous fassion le sacrifice de bon coeur ou à contre-coeur, il va y avoir une confrontation avec les ténèbres !

Tenir ferme face à 4 formes différentes de ténèbres

A nous de tenir ferme dans nos pensées face aux attaques de l’ennemi qui tente de nous faire croire que nos efforts sont inutiles et que nous sommes dupés par une promesse illusoire.

Lorsque nous parvenons à résister à ces intimidations pour maintenir le sacrifice, nous pensons alors « ça y est, c’est gagné ! ». Et c’est alors que la fatigue nous tombe dessus, la lassitude de nous battre. Nous baissons les bras et nous laissons envahir par une passivité léthargique, sans plus nous préoccuper des oeuvres des ténèbres.

Cette attitude défaitiste, cette espèce de sommeil spirituel fait partie du jeu du diable ! Si nous y cédons, nous serons enlisés.

Abraham a du faire bien des efforts pour se maintenir éveillé. Emergeant à peine de cette léthargie, il fût confronté à une nouvelle vague, et cette fois il s’agissait d’angoisses terribles !

Des tourments, des questions harcelantes fusant de toutes parts : Nous devons tenir ferme dans nos pensées face aux attaques de l’ennemi qui tente de nous faire croire que nos efforts sont inutiles et que nous sommes dupés par une promesse illusoire. « As-tu vraiment combattu le bon combat ? Ne t’es-tu pas fait avoir ? Tout cela en valait-il seulement la peine ? »

Si dans ce cas là nous comptabilisons la part de terrain que nous avons lâchée au malin, alors nous faisons le triste constat que nous sommes perdants ! Un sombre malaise nous atteint alors. L’obscurité arrive, et c’est la confusion, le brouillard…

Vivre, cela n’a rien d’anormal : les grands saints de l’Histoire sont tous passés par les mêmes péripéties. L’expérience des ténèbres ne leur a pas été épargnée à chacun de ces niveaux.

Avez-vous remarqué que les promesses de l’Apocalypse sont introduites ainsi : « A celui qui vaincra… » ? Mais toute victoire suppose un combat ! Triste victoire que celle qui s’obtiendrait sans guerre !

La guerre fait partie du programme de Dieu. Va-t-Il nous défendre ? Non, il nous laissera d’abord nous battre ! Bien entendu, à certains moments Il prendra le relais, pendant la bataille. La question que nous pouvons nous poser alors légitimement est celle-ci : « Quelle est ma part ? »

Nous avons l’initiative du combat. D’un côté il est écrit dans la Parole « Purifiez vos coeurs, hommes irrésolus ! »

Jacques 4 : 8

8 Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos coeurs, hommes irrésolus.

et d’un autre côté nous lisons que c’est Dieu qui purifie nos coeurs. Mais alors, quelle est notre part, et quelle est la Sienne ?

Cela commence toujours par nous laisser l’initiative ! Ensuite, lorsque Dieu voit que nous nous battons et que nous n’en pouvons plus, Il prend le relais. Mais l’initiative du combat nous revient toujours. C’est à nous de purifier nos coeurs, puis Dieu purifiera ce que nous ne pouvons purifier. Dieu continuera le travail que nous aurons entamé. Il nous faut sortir de cette théologie séduisante mais inefficace qui nous dit que tout est grâce et que tout va nous tomber du ciel! Il est de notre responsabilité de dépasser la passivité et de décider de ce que nous voulons !

Dieu éprouve et bénit notre persévérance dans ce combat. Allons-nous continuer à croire envers et contre tout, malgré les offensives du diable ?

Souvenez-vous de ce sacrifice terrible que réclama à Abraham lorsqu’Il lui demanda de faire mourir son fils sur l’autel. Dieu n’a pas choisi une montagne proche pour l’exécution de ce sacrifice, Il demanda à Abraham de se rendre jusqu’à la montagne éloignée de Moriah.

Pendant le trajet, Abraham aurait eu 10 fois l’occasion de rebrousser chemin, de faire marche arrière en écoutant la voix de la raison et celle du tentateur. Dieu nous place toujours dans des situations où Il teste nos motivations, où Il éprouve la fermeté de notre choix d’obéissance. Bien-aimé, Dieu nous laisse libre d’abandonner à tout moment. Mais si cela se produit, ne venons pas nous plaindre auprès de Lui de n’avoir jamais vu la promesse s’accomplir !

La parole prophétique qui illumine nos ténèbres et éclaire le futur

Lorsque Dieu vit qu’Abraham tenait bon au sein-même de l’obscurité, Il revint lui parler et Lui donner de nouveaux détails sur sa promesse. C’était un moment de dévoilement prophétique, dans l’intimité d’un coeur à coeur entre Abraham et Dieu.

Le Seigneur annonça à Abraham que le peuple d’Israël allait subir les mêmes attaques démoniaques que lui, qu’il serait opprimé, dépouillé et volé dans le pays d’Egypte. Ce que vivait Abraham était une préfiguration de ce que son peuple allait vivre.

Mais c’était aussi la préfiguration de ce que Jésus allait vivre. Lui aussi ferait face à des vagues d’angoisse. Lorsqu’Il demanda à Son Père d’éloigner de Lui cette coupe, dans le jardin de Gethsémanée, Il était lui aussi livré aux ténèbres. Mais Il surmonta Sa peur pour s’incliner devant la volonté de Son Père.

Même le Fils de Dieu n’a pas été épargné par ce principe qui régit le monde dans lequel nous vivons ! Et nous voudrions qu’il en soit autrement pour nous ?

Notre récompense : le feu de Dieu

Voyant Abraham tenir ferme, Dieu vint à Lui, non seulement pour lui parler, mais aussi pour se manifester concrètement.

Genèse 15 : 17

17 Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés.

C’était le signe qu’Abraham attendait, la caution ! Dieu venait de sceller tout ce qu’Abraham avait fait, Il récompensait son sacrifice, sa persévérance.

Abraham avait enfin obtenu la réponse de Dieu.

Cette réponse était très significative parce que quand le feu passe quelque, part il ne reste plus rien. Il ne restait plus rien des animaux sacrifiés.

La puissance de Dieu avait totalement libéré Abraham de la chair et des attaques démoniaques.

Lorsque que nous tenons ferme dans le sacrifice, il vient toujours un temps où Dieu nous donne le repos. Mais Il ne peut nous mettre au large avant que nous ayons maintenu notre sacrifice, encore et encore, en dépit de toutes les tentatives de l’ennemi pour nous faire renoncer.

Lorsque nous maintenons notre sacrifice, Dieu nous offre un temps où Son feu va tomber sur nous. Il va nous embraser, et il y aura le feu de Dieu à la place de la chair ! Et lorsque le feu de Dieu prend la place de la chair, plus rien ne peut faire obstacle à l’exaucement et aux bénédictions. Amen !

C’est dans ce jour particulier de sacrifice et de combat que Dieu a fait alliance avec Abraham. Il nous faut comprendre que toute alliance reposera toujours sur un sacrifice. Lorsque les époux font alliance le jour du mariage ils doivent renoncer à leur vie de célibataire, enterrer leur individualisme. Si ce renoncement n’a pas lieu, c’est un mariage « bidon ». C’est la même chose avec Dieu. Pourquoi la Bible dit-elle que c’est « en Christ que nous avons le oui et le amen à toutes les promesses de l’évangile » ? Car Dieu a accepté de sacrifier Son fils ! L’alliance, c’est bel et bien un sacrifice de part et d’autre.

Si nous voulons hériter de toutes les promesses de la Bible, nous devons accepter le sacrifice que Dieu a fait et qui nous vaut l’héritage de toutes ces promesses. Mais nous devons aussi, nous-mêmes, passer par le sacrifice de l’obéissance.

Si nous comprenons cela, nous deviendrons inébranlables, nous tiendrons ferme, et nous verrons se réaliser les promesses que le Seigneur nous a faites, quelles qu’elles soient, afin de pouvoir entrer dans la destinée merveilleuse qu’il nous a destinée.

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