Le referendum sur la constitution: Aveux de faiblesse notoire de l’opposition

Nous apprenons ici et là que l’opposition radicale va appeler la population au boycott du référendum prévu en mai 2018. Motifs invoqués: le Pouvoir n’ aurait pas le droit de procéder à l’amendement de la Constitution, l’Opposition Radicale, n’a pas été associée dans cette opération, ou encore, il y aura fraude lors du Référendum. Si cela se confirme, ce serait de nouveau un aveu de faiblesse notoire pour cette Opposition.

En effet, si cette opposition se reconnaît forte et sérieuse, pourquoi ne procéderait elle pas comme le parti Frodebu qui, pratiquement dans les mêmes conditions, en 1993, a su déployer ses hommes et surveiller toutes les opérations de vote, de dépouillement et de proclamation, alors que l’Uprona avait le pouvoir politique militaire et policier !

Non vraiment, chacun doit aujourd’hui se rendre à l’évidence, cette Opposition radicale est particulièrement faible, impopulaire au Burundi et sans stratégie valable, malgré des appuis dont elle bénéficie, ce que n’avait pas le Frodebu.

Personnellement, je suis persuadé que cette Opposition, si elle reste en l’état, ne pourrait gagner aucune élection, aucun référendum, même si cette opération était supervisée par des observateurs de son choix ; c’est une évidence.

Ainsi, sans présager d’avance de l’issue du référendum, la question essentielle devrait être celle ci: Que deviendra à court terme cette opposition ? Va t – elle poursuivre avec la stratégie de looser, de dire que ceci ne va pas, cela ne va pas, le dialogue n’est pas inclusif, les droits de l’homme ne sont pas respectés, nous voulons ceci et cela. …

Je conseillerais à cette opposition, bien que ce ne soit pas mon rôle, d’adopter un autre profil, de reconnaître la force de l’adversaire, et de faire, comme le Frodebu qui de 1986 à 1993 a pu travailler très dur pour arriver à la victoire électorale, même si à la fin il a été incapable de la gérer.

L’opposition radicale aurait l’avantage aujourd’hui, que l’armée et la police ne sont plus mono ethniques et sont devenues nationale depuis la réforme, ce qui n’était pas du tout le cas en 1993.

Anatole BACANAMWO

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