Selon le Cnared : «Il faut empêcher la tenue du référendum»

Le Cnared appelle les Etats membres de la Communauté est-africaine, l’Union Africaine, l’Union européenne et les Nations unies à prendre des sanctions contre Bujumbura pour l’empêcher la tenue du référendum.

C’est ce qui ressort du communiqué sorti, ce mardi 13 février, par Pancrace Cimpaye, porte-parole de cette plateforme de partis politiques de l’opposition en exil.

Selon lui, ce référendum «ouvre une brèche à une nouvelle guerre civile avec une déflagration certaine sur la sous-région». La nouvelle Constitution mettra un terme aux pourparlers d’Arusha. Sur ce, Cnared appelle les Burundais à boycotter ce scrutin.

Cette plateforme dénonce une campagne d’enrôlement au forceps. D’après Pancrace Cimpaye, pour la première fois dans l’histoire du Burundi, plusieurs services publics ’’ne sont accessibles qu’aux détenteurs d’une preuve d’enrôlement’’.

En outre, M. Cimpaye fait savoir que tout soupçon de faire la propagande contre ce processus de révision constitutionnelle entraîne un ’’emprisonnement ou une menace d’exécution’’. Et de soutenir que ’’ce référendum est anticonstitutionnel’’.

Il invoque l’article 299 de la Constitution : «Aucune procédure de révision ne peut être retenue si elle porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion du peuple burundais, à la laïcité de l’Etat, à la réconciliation, à la démocratie, à l’intégrité du territoire de la République».

Et de lâcher aussitôt : «Ce référendum divise le peuple burundais en deux parties, les bons Burundais et les mauvais». Signalons que ce référendum est envisagé au mois de mai prochain.

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