L’état-major général de l’armée et l’ambassade de France au Burkina Faso ont été attaqués, vendredi dans la matinée, par « un groupe agissant de manière coordonnée ».
Un immense nuage de fumée noire se dégageait du ciel bleu azur, cette matinée du vendredi 2 mars, aux abords de l’état-major général des armées. Sur l’avenue de la Nation, les motos filaient, avec à leur bord des Burkinabés apeurés, agitant les bras pour dire aux quelques curieux posés au bord de ce goudron du centre-ville de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, de fuir. L’explosion a été d’une violence extrême.
Tout a commencé aux alentours de 10 heures, ce vendredi matin, comme le détaille le ministre burkinabé de la sécurité, Clément Sawadogo : « Des assaillants ont commencé à tirer sur l’ambassade de France et quelques minutes après un autre groupe, de manière coordonnée, s’est attaqué à l’état-major général des armées. Ils ont utilisé un véhicule bourré d’explosifs. La charge a été suffisamment forte pour occasionner de graves destructions et de sérieux impacts sur les personnes. » Ce matin, une réunion de l’armée relative au G5 Sahel avait lieu à l’état-major, avec, dans la salle, la présence de plusieurs hauts gradés.