Les enquêteurs ont mis à jour « plusieurs failles dans l’entraînement et le dispositif de la Monusco », la Mission des Nations unies au Congo.
Des attaques en décembre 2017 contre des casques bleus en République démocratique du Congo, ayant fait notamment 15 morts tanzaniens, ont mis en lumière plusieurs « failles » dans l’entraînement et le dispositif onusien, ont affirmé vendredi 2 mars les Nations unies.
Citant les conclusions d’une enquête dirigée par un fonctionnaire russe, Dimitri Titov, l’ONU confirme dans un communiqué que l’attaque a été vraisemblablement commise par des combattants du groupe Alliance des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé ougandais musulman, actif dans le Nord-Kivu frontalier de l’Ouganda.
Appel à des « correctifs urgents »
Les enquêteurs ont mis à jour « plusieurs failles dans l’entraînement et le dispositif de la Monusco [la Mission des Nations unies au Congo] ainsi que dans sa force d’intervention rapide (FIB) ». « L’équipe d’enquêteurs a remarqué que la Mission n’avait pas de surcroît de plan d’action pour renforcer ou évacuer ses casques bleus pendant l’attaque », précise le communiqué.