En Syrie, les rebelles dénoncent une attaque au chlore à Douma

Les forces du régime de Bachar Al-Assad ont déjà reconquis 95 % des zones rebelles de la Ghouta orientale, à la faveur d’un pilonnage meurtrier initié le 18 février.

Des dizaines de cas de suffocation, dont certains ayant entraîné la mort, ont été rapportés après des raids aériens du régime syrien sur Douma, la dernière poche rebelle de la Ghouta orientale, a rapporté, samedi 7 avril, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les casques blancs, les secouristes actifs dans les régions sous contrôle de la rébellion, ont dénoncé un recours à « du gaz de chlore toxique ». Immédiatement après ces accusations, les médias d’Etat ont réfuté toute responsabilité du régime de Bachar Al-Assad, dénonçant une « farce » et les « fabrications » des insurgés en déroute.

L’OSDH, qui dispose d’un vaste réseau de sources sur le terrain, a assuré ne pas être en mesure de « confirmer ou de nier » ces accusations d’attaques chimiques.

Onze morts dont quatre enfants

L’Observatoire a toutefois rapporté au moins 70 cas de difficultés respiratoires et de suffocation parmi les civils pris au piège de sous-sols ou de pièces faiblement ventilées, et ne pouvant s’échapper pour trouver de l’air après les raids, précisant par ailleurs que onze personnes – dont quatre enfants –, confrontées à ces conditions, avaient péri.

Après avoir initialement évoqué une première attaque chimique et un recours à « du gaz de chlore toxique », les casques blancs ont rapporté sur leur compte Twitter une seconde attaque plus tard dans la soirée de samedi. « Des familles entières ont péri étouffées dans les sous-sols, après que Douma a été la cible de gaz toxiques. Il y a 40 morts et des centaines de blessés », ont-ils rapporté. L’Agence France-presse (AFP) n’était pas en mesure de vérifier indépendamment ces chiffres.

Plus que jamais, le régime syrien est déterminé à reconquérir toute la Ghouta orientale. Grâce à l’appui militaire de Moscou, il contrôle déjà plus de la moitié du pays, ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 350 000 morts.

Le pouvoir justifie son offensive en cours en pointant du doigt les obus et les roquettes tirés par les insurgés de la Ghouta orientale sur Damas. Samedi, six civils ont été tués dans des bombardements sur la capitale syrienne, selon la télévision d’Etat.

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