Afghanistan : au moins neuf morts dans l’attaque d’un bâtiment officiel à Jalalabad

L’attaque a été revendiquée par l’organisation Etat islamique dimanche via son agence de propagande Amaq.

Au moins neuf personnes ont été tuées, dimanche 13 mai, lors d’une attaque de plusieurs heures, menée par des hommes armés d’un bâtiment officiel de Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan.

L’attaque a commencé en milieu de journée avec l’explosion d’une voiture piégée devant l’entrée du bâtiment de l’administration des finances de la ville. Celle-ci a « ouvert la voie à un certain nombre d’hommes armés pour y pénétrer », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province du Nangarhar, Attaullah Khogyani

Des employés terrifiés ont pris la fuite tandis que les forces de sécurité affrontaient les assaillants pendant plus de quatre heures. Au nombre de quatre, armés notamment de grenades, ils ont tous été abattus selon M. Khogyani. Abdullah Raqibi, directeur du département des finances, a fait savoir, de son côté, que tous les employés avaient été évacués.

« Malheureusement nous avons perdu trois membres du personnel. Ils ont été tués dans l’explosion qui s’est produite à l’entrée », a-t-il ajouté. Les corps d’un policier et de huit civils, dont les trois employés du département des finances ont été amenés dans les hôpitaux de Jalalabad, a déclaré le Dr Najibullah Kamawal, chef des services de santé de la ville. Il a également fait état de 36 blessés.

L’attaque a été revendiquée dimanche par l’organisation Etat islamique (EI) via son agence de propagande Amaq dans un message publié sur l’application Telegram. « Une opération kamikaze menée avec une voiture piégée frappe des locaux du ministère des Finances afghan dans la ville de Jalalabad », y lit-on.

Offensive de printemps

Cette nouvelle attaque intervient quelques jours après un double assaut apparemment coordonné contre des commissariats de police à Kaboul, qui a fait dix morts. Le premier avait été revendiqué par l’organisation EI et le second par les talibans.

Après une relative diminution de la violence dans Kaboul en février et en mars, les extrémistes y ont multiplié les attaques, notamment contre les centres d’enregistrement électoraux avant les législatives prévues en octobre.

L’EI avait déjà revendiqué le double attentat-suicide dans la capitale afghane qui avait tué au moins 25 personnes le 30 avril, dont le chef photographe de l’AFP Shah Marai et huit autres journalistes.

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