Syrie : « violations graves du droit international » lors de la bataille de Rakka

Amnesty International publie un rapport accablant sur la bataille de Rakka, menée par la coalition internationale contre l’EI à l’été 2017.

Le 6 juin 2017, la coalition internationale contre l’organisation Etat islamique (EI), emmenée par les Etats-Unis, lançait la bataille de Rakka. Un an plus tard, l’ancienne capitale des djihadistes – 300 000 habitants avant guerre – n’est plus qu’un champ de ruines laissé à l’abandon. Dans le premier rapport conséquent réalisé sur le sujet et publié mardi, Amnesty International revient sur la manière, dont la « guerre d’anéantissement » promise à l’EI par les Etats-Unis s’est traduite par la destruction presque totale d’une ville majeure et de ses infrastructures essentielles, l’exode de la majorité de sa population et des pertes civiles massives. Pour beaucoup, victimes de frappes aériennes et de tirs d’artillerie dirigés par la coalition, selon l’ONG de défense des droits de l’homme.

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