L’opposition isole Alexis Sinduhije et le lie au carnage de Ruhagarika

L’opposition « armée » isole Alexis Sinduhije et le lie au carnage de Ruhagarika

Les choses vont vite au Burundi. Juste avant l’annonce du desistement du président Nkurunziza aux elections de 2020, les trois principaux mouvements armés opposés au régime de Bujumbura se sont fusionnés en une seule structure de commandement politique et militaire.

En effet, les mouvements FOREBU, dirigés par le général Godefroid Niyombare, dirigés par le colonel Zacharie et une branche dissidente de RED-Tabara, représentée par son chef d’état major, le major Pascal Furuguta, ont fusionné pour former un seul mouvement armé dont le général Godefroid Niyombare a été nommé tête. Le colonel Zacharie Twagirayezu est devenu le chef de l’état-major général, selon des sources fiables.

Le grand absent de cette fusion est Alexis Sinduhije, bien que fondateur et patron de RED-Tabara. Il est accusé par ses collègues d’avoir froidement exécuté plusieurs combattants dont 4 officiers du FPB et du FOREBU groupés en RDC alors qu’ils étaient capturés et retenus en otage par son mouvement sur son ordre. Ce qu’une certaine opinion, y compris plusieurs rebelles, décrit comme des crimes de guerre.

Plus sérieusement, Alexis Sinduhije est désormais pris pour cible dans le carnage de Ruhagarika dans la province de Cibitoke, au nord du Burundi.

L’ensemble du corps diplomatique accrédité à Bujumbura s’était mobilisé pour condamner ce massacre qui avait emporté des familles, y compris des enfants, toutes liées aux membres de l’appareil de sécurité burundais ou au parti au pouvoir.

Depuis lors, les enquêtes sont en cours et si elles confirment ces accusations, il sera le prochain candidat à la CPI.

Ces développements se produisent alors que nous attendons toujours de voir la stratégie que l’opposition adoptera pour contrer le parti au pouvoir en 2020.

Les communiqués de presse de l’Union européenne, de la Belgique ou les réactions des diplomates accrédités à Bujumbura convergent tous vers la nouvelle priorité: la tenue d’élections pacifiques, transparentes et ouvertes au cours des deux prochaines années.

L’opposition burundaise avait fait de la candidature de Nkurunziza en 2020 son argument de bataille.

Et maintenant les questions s’attardent que proposent-ils après l’annonce de son retrait ?

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